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L'Agence spatiale européenne signe avec Thales Alenia Space pour son prochain satellite d'observation de la Terre

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L'Agence spatiale européenne signe avec Thales Alenia Space pour son prochain satellite d'observation de la Terre
Une illustration du satellite ROSE-L qui sera contruit par Thales Alenia Space. © ©Thales Alenia Space /Briot

L'Agence spatiale européenne multiplie les gros contrats ces derniers jours. Après avoir signé avec une startup suisse pour nettoyer l'espace mardi, l'ESA a paraphé jeudi 3 novembre un contrat avec Thales Alenia Space de 482 millions d'euros pour la fourniture du sixième satellite de nouvelle génération de son programme Copernicus d'observation de la Terre. Le satellite de deux tonnes doit être lancé en 2028 et pourra être mis en orbite par le lanceur italien Vega C ou Ariane 6. Il sera placé sur une orbite polaire à 690 kilomètres d'altitude.

Le satellite de la mission ROSE-L (pour Système d'observatoire radar pour l'Europe en bande L) utilisera son radar pour surveiller l'humidité et l'affaissement des sols, différencier les différents types de cultures agricoles ou encore surveiller l'étendue de la glace de mer dans la région polaire et de la neige saisonnière, explique Thales Alenia Space dans un communiqué. La première tranche de ce contrat s'élève à 90 millions d'euros, selon la société commune entre le français Thales et l'italien Leonardo.

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Pour cette mission, Airbus a été chargé de développer "l'oeil" du satellite, son radar, dont l'antenne "sera la plus grande antenne plane jamais construite, mesurant (...) à peu près la taille de 10 tables de ping-pong", selon le groupe européen. La part du contrat dévolue à Airbus s'élève à "environ 190 millions d'euros", ajoute-t-il dans un communiqué.

Au total, selon l'ESA, 29 industriels de 15 pays, dont 15 PME, sont impliqués dans le contrat.

La mission Rose-L (Sentinel 12) entre dans le cadre du programme Copernicus dirigé par la Commission européenne, dans lequel sept satellites Sentinel sont déjà en orbite et fournissent des données utilisées aussi bien pour surveiller le climat et la pollution qu'évaluer les dégâts des catastrophes naturelles. Les contrats des six missions de la prochaine phase du programme Copernicus - LSTM, CMIR, CHIME, CO2M et Cristal - sont désormais sur les rails. Le tout représente un budget de 2,852 milliards d'euros.

Le satellite de deux tonnes devrait être lancé par une fusée Ariane 6 par le lanceur italien Vega C. En espérant que ce dernier ait réglé la mire d'ici là : il vient d'enregistrer sa seconde débâcle en seulement trois lancements, mettant prématurément fin à la mission du satellite Taranis qui devait observer les "événements lumineux transitoires", ces éclats de lumière qui jaillissent des nuages.

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