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L'ESA lance le recrutement de ses futurs astronautes, voici ce qu'il faut savoir avant de postuler

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L'ESA lance le recrutement de ses futurs astronautes, voici ce qu'il faut savoir avant de postuler
Thomas Pesquet lors de sa première sortie extra-véhiculaire en 2017. © © ESA/NASA

C’est la 4ème opération du genre et cela n’était plus arrivé depuis 11 ans : l’Agence spatiale européenne (ESA) cherche ses futurs astronautes et ouvre une nouvelle campagne de recrutement. "S'inscrire à une sélection d'astronautes, ce n'est pas se dire qu'on est meilleur que les autres. C'est tenter sa chance, faire de son mieux, et ne pas regretter d'avoir laissé passer une opportunité !" C'est par ce tweet que Thomas Pesquet encourage les futurs et futures astronautes à se lancer dans l'aventure.

Les candidatures devront être envoyées entre le 31 mars et le 18 juin, directement sur le site de l'ESA. Initialement fixée au 28 mai, la date de clôture a été modifiée le 21 mai, en raison de l'intégration de la Lituanie comme nouvel État membre associé à l'Agence spatiale européenne. En conséquence, les citoyens lituaniens se voient ainsi offrir la possibilité de postuler. Il faudra cependant remplir quelques conditions essentielles pour franchir la première étape du dossier. Voici trois choses à savoir sur le recrutement pour voler sur les traces de Thomas Pesquet. S’il ne faut pas obligatoirement parler six langues comme l’astronaute français, la sélection reste cependant rigoureuse.

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Un bagage universitaire musclé

Première condition de diplôme : un Bac +5 et une expérience professionnelle dans les domaines scientifiques (chimie, biologie, physique, mathématiques, médecine, ingénierie). Si Thomas Pesquet est sorti de l’Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace (Supaero) de Toulouse, Claudie Haigneré, première astronaute française, a quant à elle suivi des études de médecine. Les deux ont ensuite emmagasiné quelques années d’expériences avant de postuler. L’ESA indique par ailleurs qu’une carrière en tant que pilote ou ingénieur d’essais est assurément un plus. Il faut par ailleurs disposer d'un "excellent niveau d'anglais" selon Zineb Elomri, qui travaille au département des ressources humaines de l'ESA. Elle précise qu'il faut également avoir "un bon niveau dans une deuxième langue vivante", mais que le russe "n'est pas obligatoire, puisqu'il sera enseigné pendant la formation".

Une bonne forme physique… et psychologique

Judo, squash, rugby, basket… Thomas Pesquet entretient sa forme physique et c’est le cas pour tous les astronautes. Il faut en effet disposer d’une "excellente condition physique", selon l’ESA, pour supporter la formation intensive, sur plusieurs années, mais aussi pour résister aux conditions de vie dans l’espace... et pouvoir effectuer des sorties extra-véhiculaires. L'ESA requiert d'ailleurs un certificat médical d'aptitude dans le dossier de candidature.

Parmi les qualités humaines détaillées par l'ESA lors de sa conférence de presse, la curiosité figure en première place : "Une chose commune à tous les astronautes, c'est d'avoir une grande curiosité, le désir de se mettre à l'épreuve et de sortir de sa zone de confort, ne jamais se reposer la routine et aimer ça", a énuméré Luca Parmitano, astronaute italien, recruté en même temps que Thomas Pesquet en 2009. Esprit d’équipe, adaptabilité, sang-froid et résistance au stress sont des qualités indispensables pour faire face à la vie en collectivité et aux situations d’urgence.

Des capacités à communiquer

Très suivis sur les réseaux sociaux, les astronautes sont les stars de l’ESA, la vitrine de l’agence, pour communiquer sur ses actions et ses recherches. Il faut donc être prêt à s’exposer sous le feu des projecteurs et à partager son enthousiasme pour les missions.

Les candidatures féminines encouragées

Enfin, les femmes ne doivent pas hésiter à se lancer, car elles ont toutes leur chance, comme le précise l’ESA, qui "encourage vivement les femmes à postuler, car l’agence cherche à renforcer la diversité des genres dans ses rangs". Les femmes ont représenté 10% des candidatures en 1985, 16% lors de la précédente sélection. Première femme européenne à rejoindre la Station spatiale internationale en 2001, Claudie Haigneré a été suivie par Samantha Cristoforetti en 2015. À l'heure actuelle, sur les 575 astronautes à travers le monde, 64 sont des femmes.

La sélection sera rude : Lors de la campagne de recrutement en 2008-2009, 8 413 candidats ont suivi le processus de sélection, mais seuls six d’entre eux ont finalement été sélectionnés. "Il faut faire preuve de patience et de persévérance", a prévenu Claudie Haigneré lors de la conférence de presse. La sélection va s'étaler sur plusieurs mois et comprendra des tests psychologiques, psychotechniques, une validation des aptitudes médicales ainsi que des entretiens avec un panel d'interlocuteurs. La future équipe de quatre astronautes devrait être constituée en octobre 2022.

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