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L'ancien chef de la sécurité d'Uber inculpé pour avoir tenté de dissimuler un piratage de données en 2016

L'ancien chef de la sécurité d'Uber inculpé pour avoir tenté de dissimuler un piratage de données en 2016
En 2016, les données de 57 millions de conducteurs et passagers de Uber avaient été piratées. © Akos Stiller/Bloomberg via Getty Images

Quatre ans après les faits, la justice poursuit son enquête. L'ancien responsable de la sécurité de Uber, Joe Sullivan, accusé d'avoir tenté de dissimuler un piratage massif de données personnelles, a été inculpé par un tribunal de San Francisco jeudi 20 août. En 2016, des hackeurs avaient téléchargé des informations personnelles, adresses e-mail et numéros de téléphone, de 57 millions de conducteurs et de passagers de la plateforme de réservation de voitures avec chauffeur (VTC). Mais l'affaire porte avant tout sur le manque de transparence du haut responsable à l'époque.

Selon le procureur David Anderson, Joe Sullivan a "pris des mesures pour dissimuler la brèche et tromper la Federal Trade Commission (agence de protection des consommateurs, NDLR)". "La Silicon Valley ce n'est pas le Far West", a-t-il déclaré dans un communiqué. "Nous attendons (des entreprises) qu'elles se comportent comme de bons citoyens. Qu'elles nous informent rapidement en cas de comportement criminel. Qu'elles coopèrent avec nos enquêtes. Nous ne tolérerons pas les tentatives de dissimulation".

Joe Sullivan a pris la tête de la sécurité du leader mondial des VTC en 2015, et a été licencié en 2017, quand le nouveau patron du groupe, Dara Khosrowshahi, dit avoir découvert ce qui s'était passé.

"Nous continuons à coopérer totalement avec l'enquête du ministère de la Justice", a réagi un porte-parole de Uber. "Notre décision en 2017 de révéler l'incident était la chose à faire, et elle incarne nos principes de fonctionnement d'aujourd'hui : transparence, intégrité et responsabilité".

S'il est condamné, Joe Sullivan risque jusqu'à 8 ans de prison.

D'après le communiqué du procureur, Uber avait versé 100 000 dollars en bitcoin aux pirates informatiques en décembre 2016.

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