Shimon Peres

L'ex-président israélien Shimon Peres à Tel Aviv en mars 2006. REUTERS/Goran Tomasevic

L'ancien président et Premier ministre israélien Shimon Peres, prix Nobel de la paix en 1994, est mort à l'âge de 93 ans, deux semaines après avoir été victime d'une attaque cérébrale.

Shimon Peres est décédé à 03h40 du matin à Tel Aviv, où il avait été hospitalisé à la suite d'un AVC et placé dans un coma artificiel le 13 septembre dernier, a rapporté la radio publique israélienne.

Shimon Peres avait été l'un des artisans des accords de paix intérimaires d'Oslo conclus avec les Palestiniens en 1993.

Ses proches se sont précipités mardi à son chevet à la suite d'une brusque détérioration de son état de santé, qui s'était plutôt amélioré les jours précédents.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ancien adversaire politique de Shimon Peres, a fait savoir qu'il prononcerait un message personnel et que le gouvernement israélien se réunirait en séance spéciale en signe de deuil.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara expriment leur profonde peine personnelle après le décès du bien-aimé de la nation, l'ancien président israélien Shimon Peres", peut-on lire dans un communiqué diffusé par ses services.

La télévision annonce la mort du président israélien Shimon Peres. REUTERS/ Baz Ratner

La télévision annonce la mort du président israélien Shimon Peres. REUTERS/ Baz Ratner

Ami fidèle de la France

A Paris, François Hollande a également salué la mémoire de l'ancien homme d'Etat. "Avec la disparition de Shimon Peres, Israël perd un de ses hommes d'Etat les plus illustres, la paix un de ses plus ardents défenseurs et la France un ami fidèle", a dit le président français dans un communiqué.

Shimon Peres voyait "dans l'avènement d'un Etat palestinien la seule garantie d'un avenir pour Israël dans la sécurité", a poursuivi François Hollande.

"Visionnaire, il impressionnait ses interlocuteurs par sa capacité à proposer des initiatives audacieuses et des idées nouvelles pour aller vers cet idéal."

"Il croyait au partage des ressources, des technologies, à l'ouverture de voies de communication pour rapprocher les peuples. J'ai pu mesurer lors de notre dernier entretien le 25 mars que sa force de conviction était intacte."

"J'adresse en ce triste jour toute ma sympathie au peuple israélien et mes condoléances à sa famille", a conclu François Hollande.

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