Le numéro 3 mondial de la publicité déçoit. Au troisième trimestre, Publicis a amélioré son chiffre d'affaires de 0,2%, à 2,31 milliards d'euros, contre une croissance organique de 0,8% attendue par le marché. 

Pas de surprise toutefois d'après Maurice Lévy, le président du directoire de Publicis Groupe. Dans un communiqué, il rappelle que le groupe avait annoncé que des pertes de budgets allaient impacter les troisième et quatrième trimestres 2016.

Le groupe se prépare toutefois à d'autres turbulences. Plusieurs scrutins politiques, notamment en France, sont source d'incertitudes. De même, le Brexit et ses conséquences continuent de peser sur l'activité de Publicis. 

"Nous abordons 2017 prudemment en raison du manque de visibilité relative aux élections aux Etats-Unis, en France et en Allemagne, et aux conséquences du 'Brexit' et à son impact sur le Royaume-Uni mais également sur l’Europe toute entière", indique le groupe dans un  communiqué.

Les clients de Publicis "sont en train de regarder des hypothèses de délocalisation de certaines activités de Londres vers l'Europe continentale", a expliqué Maurice Lévy à des journalistes.

Enfin, le groupe s'apprête à ouvrir le processus formel de la succession de Maurice Lévy, 74 ans, en novembre. "Il se conclura par une décision du Conseil de Surveillance, au plus tard lors de sa réunion de février 2017", selon ce dernier.

Il pourrait rester dans le groupe pour accompagner cette transition. Publicis n'a en effet connu que deux patrons depuis sa création en 1926.

 

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