Publicité

L'armée britannique compte déployer des 'essaims de drones' d'ici six mois

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

L'armée britannique compte déployer des 'essaims de drones' d'ici six mois
© Jason Blackeye/Unsplash
Publicité

Si les drones classiques sont aujourd'hui largement utilisés par les armées du monde entier, les stratégies militaires pourraient être bousculées par l'arrivée d'une nouvelle technologie : les essaims de drones. Ces "drone swarms" fonctionnent de manière coopérative et complètement automatisée. Avec un objectif donné, chaque drone opère simultanément sur une tâche différente. Les utilisations en opération pourraient être multiples, allant de la conduite de cyber-attaques à des missions suicides.

L'armée britannique a bien mesuré le potentiel de cette technologie et envisagerait de la mettre en oeuvre d'ici six mois, selon le fabricant de drones Blue Bear, cité par The Telegraph. Le ministère de la Défense (MoD) du Royaume-Uni a investi 4 millions de livres (4,5 millions d'euros) dans la société pour un ensemble de vingt drones capables de fonctionner en réseau. L'ancien ministre de la défense, Gavin Williamson, avaient annoncé leur déploiement pour la fin 2019 — depuis, la pandémie est venue contrarier les plans du MoD.

À lire aussi — Un drone filme pour la première fois l'intérieur du réacteur n°5 de Tchernobyl, voici la vidéo

Au cours de l'année écoulée, les futures flottes de drones ont pu être expérimentées dans le Lincolnshire, à l'est du royaume, sur une base de la Royal Air Force (RAF). Contrairement aux drones les plus utilisés — comme le Reaper américain, de 20 mètres d'envergure — les petits aéronefs cumulent plusieurs avantages : ils sont peu chers, peu bruyants et surtout quasi-invisibles au radar. À l'heure où les champs de bataille sont scrutés de toutes parts, cela peut être déterminant. L'État islamique a démocratisé l'utilisation terroriste de petits drones avec une "efficacité dévastatrice" de l'aveu même de Ian Williams-Wynn, le directeur général de Blue Beard, cité par le quotidien britannique.

Grâce à leur capacité à travailler de concert, les essaims de drones peuvent troubler les défenses anti-aériennes adverses ou mener des missions de reconnaissance et de secours. L'un des aéronefs de Blue Bear, Ghost, comporte même une soute à température régulée capable de transporter du sang ou du plasma directement à une victime sur le terrain. Le tout en épargnant toute vie humaine ; l'opérateur principal peut lui superviser l'opération depuis n'importe quel point du globe.

Cette technologie n'échappe évidemment pas aux autres forces militaires. Les États-Unis et la Chine développent actuellement des programmes similaires.

À lire aussi — L'armée française teste un laser anti-drones avec des résultats 'prometteurs'

Découvrir plus d'articles sur :