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L'armée française teste un laser anti-drones avec des résultats 'prometteurs'

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L'effecteur laser, baptisé HELMA-P, est développé par la société CILAS, filiale d'Ariane Group. © Cilas

Les armes lasers n'appartiennent plus au domaine de la science-fiction. Pour la première fois en France, un drone a été détruit au moyen d'un laser. Cette prouesse a eu lieu mi-octobre sur un site de la Direction générale de l'armement (DGA), situé à Biscarosse, dans les Landes. "Tous les tirs ont permis de détruire systématiquement les drones pouvant évoluer à des vitesses supérieures à 50 km/h et dans des conditions de poursuite de cibles difficiles", se félicite dans un communiqué la société CILAS, filiale d'Ariane Group, qui porte le projet.

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Avec le soutien financier de l'Agence de l'innovation de la défense (AID) et de la Région Centre-Val de Loire, la Compagnie industrielle des lasers a développé le système HELMA-P. Installé sur un trépied, il a été expérimenté en conditions opérationnelles réelles. "Les résultats se sont montrés prometteurs dès la première semaine, notamment en raison du temps de neutralisation qui s’est avéré très court", explique l'AID qui ajoute que les tirs ont atteint des drones situés jusqu'à un kilomètre de distance.

Des exercices qui se sont donc révélés concluants au terme de la première des cinq semaines d'essais, programmées entre la fin de l'année et 2021.

Le système HELMA-P pourrait représenter un avantage stratégique non-négligeable pour les forces françaises. CILAS

Si le projet est mené à son terme avec succès, HELMA-P pourrait apporter un avantage considérable à l'armée française sur les théâtres d'opérations. Les conflits actuels ont vu les drones devenir des éléments centraux de la guerre moderne. Les récents combats entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh n'ont fait que confirmer cet état de fait.

Accessibles, discrets et de petite taille, ces aéronefs sont aussi régulièrement utilisés par des groupes terroristes qui, en les dotant de charges explosives, les transforment en mini-drones "kamikazes". "Cette menace demeure une problématique complexe à traiter, du fait de la diversité et de la prolifération des drones à bas coûts et de leur autonomie croissante qui les immunise contre le brouillage", détaille l'AID.

L'effecteur HELMA-P, qui présente l'avantage d'être de taille relative, est surtout mobile. Installé sur un véhicule terrestre, il pourrait protéger les forces et convois en mouvement. À terme, il serait même susceptible de neutraliser des roquettes ou des obus de mortier. Son utilisation dans la protection de sites sensibles, civils ou militaires, est également prônée par CILAS.

Les prochains essais permettront d'évaluer son efficacité sur d'autres modèles de drones, ainsi que sur des aéronefs évoluant à plusieurs centaines de mètres d'altitude.

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