Capture d'écran effectuée par @yannux lundi 17 octobre 2016 © Yannux

Capture d'écran effectuée par @yannux lundi 17 octobre 2016 © Yannux

L'incident a duré une heure mais aura fait paniquer une partie des internautes français.

Ce lundi 17 octobre au matin, les abonnés à Orange ne pouvaient plus se rendre sur les sites Google.fr et Wikipédia.fr.

Orange avait en fait rangé, par erreur, ces noms de domaine sur la liste des sites "dont le contenu incite à des actes de terrorisme ou fait publiquement l'apologie d'actes de terrorisme."

Comment cela a-t-il pu arriver ? Voici le processus suivi par les fournisseurs d'accès à Internet pour bloquer des sites.

Une sélection manuelle des sites "bannis"

"D'habitude, on bloque les sites qu'on nous demande de bloquer", nous explique-t-on chez Orange.

Depuis un décret publié le 05 février 2015, les fournisseurs d'accès à internet (FAI) sont sommés par le ministère de l'Intérieur de bloquer certains sites "à caractère terroriste".

C'est "l'autorité administrative" qui est chargée de transmettre la liste des sites à bloquer aux FAI, c'est à dire l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). D'après la commissaire en charge de cette cellule, interrogée en février 2015 par Rue89, cette liste est mise à jour "quotidiennement".

Un rapport du représentant de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) — en charge de contrôler la mise en oeuvre de ce décret — a montré que le ministère a demandé le blocage de 68 sites entre mars 2015 et février 2016.

Copié-collé par erreur

Interrogé par Business Insider France, Orange précise : "On procède régulièrement à des actualisation de ces sites bloqués. C'est lors d'une actualisation qu'il y a eu cette erreur humaine."

Les noms de domaine de Google.fr et Wikipedia.fr ont alors été copiés-collés par erreur dans la lise des sites que le ministère de l'Intérieur souhaite rendre inaccessibles aux internautes français  — dite "black list".

Quand un site est mis sur cette black list, les utilisateurs ne peuvent plus y accéder et voient s'afficher à la place un message du ministère, comme le veut le décret du 05 février 2015.

"On s'excuse bien évidemment pour la gêne occasionnée", précise Orange, parvenu à résoudre le souci en une heure.

 

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