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Le CAC 40 peut-il finir l'année près des 7 000 points ?

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Le CAC 40 peut-il finir l'année près des 7 000 points ?
La levée des mesures de restrictions sanitaires va favoriser un rebond de l'économie, qui devrait porter les marchés financiers. © Christophe Morin/Bloomberg via Getty Images
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Les marchés n'ont pas attendu la fin des mesures de confinement et du couvre-feu pour remonter la pente et regagner des sommets. Un an après le début de la crise sanitaire, le CAC 40, l'indice phare de la Bourse de Paris, est repassé au-dessus des 6 000 points début mars. Si des craintes liées à l'inflation outre-Atlantique, susceptible de pousser la Réserve fédérale américaine à resserrer sa politique monétaire, affectent ce mardi 11 mai les marchés, le CAC 40 achevant la journée en baisse de 1,86%, il n'y a rien d'alarmant selon Christopher Dembik.

"Je reste convaincu que nous sommes sur une inflation transitoire, sur deux-trois mois. Sur l'ensemble de l'année, le CAC 40 restera très positif, avec toujours une politique accommodante des banques centrales et la réouverture de l'économie qui va avoir une forte incidence sur les flux d'argent, de l'épargne vers la consommation", estime le directeur associé de la banque d'investissement allemande Berenberg.

Une phase de consolidation explique la baisse actuelle

"La période actuelle s'apparente à une phase de consolidation", ajoute-t-il, soit une pause marquée par les marchés avant de repartir à la hausse. Les campagnes de vaccination et la forte probabilité que la France, et les autres puissances économiques, ne reviendront pas à un confinement strict écartent les principaux risques pesant sur la relance. Reste à limiter la propagation des variants potentiellement plus résistants aux vaccins.

"L'évolution de ces derniers jours est rassurante", considère de son côté Alexandre Baradez, à la tête de l'analyse marchés chez le courtier IG France. Si on devait retomber autour des 6 000 points pour le CAC 40 — qui évolue à 6 267 points ce mardi — il faudrait y voir une simple consolidation, assure-t-il. "Voire une opportunité", les actions de certaines entreprises ayant baissé, les investisseurs pourraient les acquérir à meilleur prix.

Vers de nouveaux sommets

"Le risque baissier reste limité à 6 000-5 900 points", estime Alexandre Baradez, soit les sommets pré-Covid. "Il aurait été dangereux de stagner sous le sommet atteint avant la crise. Le fait que l'indice soit grimpé au-dessus montre les anticipations fortes de la reprise et constitue un gage que les marchés ne peuvent pas se retourner brusquement et durablement."

Les politiques budgétaires et monétaires, avec des injections massives de liquidités dans l'économie, ont également favorisé l'ascension des cours. "On casse des sommets", pointe Alexandre Baradez. "On a cassé ceux de 2020 et de 2017, il nous reste celui de la bulle internet de 6 940 points." Pour lui, il n'y a pas de raison que le CAC 40 ne regagne pas ce niveau, au plus tard courant 2022, et peut-être dès la fin 2021. "Les 7 000 points sont à portée de main", assure aussi Christopher Dembik.

La seule grosse incertitude semble être une normalisation des politiques monétaires face au redémarrage de l'économie et l'inflation. Les banques centrales pourraient décider un ralentissement des rachats d'actifs (rachats de titres de dette publique notamment), synonyme de liquidités moins importantes introduites dans l'économie.

Le tourisme et l'aérien prêts à décoller

D'autres facteurs pourraient freiner les ardeurs des investisseurs, bien que plus cantonnés à certains secteurs, comme la pénurie des microprocesseurs dans l'automobile ou des prix en forte hausse pour les matières premières.

Reste que les perspectives pour les entreprises sont "globalement très bonnes", selon Christopher Dembik. "Y compris pour l'aérien, la lame de fond reste excellente, les derniers chiffres sur le secteur aux Etats-Unis montrent une reprise plus forte qu'anticipée." Le tourisme devrait également fortement rebondir.

Dans ce secteur comme dans l'aérien, un processus de consolidation devrait s'observer, toutes les entreprises ne parvenant pas à sortir de cette crise de la même manière. Des fusions et acquisitions sont probablement à venir, mais sûrement pas avant 2022.

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Outre l'automobile, le directeur associé de Berenberg préfère éviter les valeurs bancaires européennes, qui subissent notamment les taux bas des banques centrales.

Enfin, le luxe, bien représenté au sein du CAC 40, avec les actions LVMH, Hermès et Kering en forte progression depuis le début de l'année, constitue une bonne valeur de bas de portefeuille, à l'image des grandes tech américaines (Google, Microsoft, Facebook, Apple...), en forte croissance avec la pandémie.

L'essentiel étant toujours de s'assurer de bien diversifier son portefeuille, pour limiter les prises de risque et son exposition à un secteur en particulier.

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