Les débris générés par les voyages spatiaux suscitent de plus en plus de préoccupations. NorthStar Earth and Space, une startup canadienne, a donc décidé de proposer des solutions pour faire face à ce problème. Elle doit signer lundi 18 juin, au salon aéronautique du Bourget, un accord avec la Corporation commerciale canadienne (CCC), une société rattachée au gouvernement canadien pour aider les entreprises du pays à avoir accès aux marchés publics étrangers, selon Reuters. D'après le PDG de NorthStar, Stewart Bain, le soutien de la CCC va permettre à la startup de proposer ses services aux autres Etats. "Cet accord nous place dans une position de force pour travailler avec les États-Unis, le Royaume-Uni et d'autres pays afin de fournir nos services", a-t-il déclaré. 

Les Etats recueillent déjà d'importantes données, mais la demande d'informations en quasi temps réel augmente rapidement, des experts prévoyant une économie du "nouvel espace" valant plus de 1 000 milliards de dollars (890 milliards d'euros) par an. NorthSpace propose le lancement en 2021 d'une nouvelle constellation de petits satellites avec un ensemble de capteurs hyperspectrales permettant de mesurer le flux énergétique, ainsi que de capteurs infrarouges et optiques pour analyser de grandes quantités de données afin de surveiller en continu l'orbite de la Terre.

L'entreprise a également précisé que son système utilisera l'intelligence artificielle pour comprendre l'énorme quantité d'informations, afin de prévoir avec précision les collisions potentielles avec des débris et d'autres objets dans l'espace.

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Le patron de NorthStar a déjà fait part de la menace imminente des plus de 600 000 débris spatiaux qui flottent en l'orbite autour de la Terre. Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, a de son côté encouragé la semaine dernière toutes les "nations spatiales" à travailler sur la question des débris spatiaux.

Pour le moment, seuls les gouvernements du Canada et du Québec ont investi 13 millions de dollars chacun dans le projet de la startup, a précisé Stewart Bain à Reuters. A leurs côtés, figurent les investisseurs privés Telesystem Space Inc. de Montréal et l'Alliance spatiale européenne, le partenariat formé par les entreprises française Thales Alenia et italienne Telespazio.

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