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Le cofondateur de Wikipédia lance une alternative à Facebook pour lutter contre les fausses nouvelles

Le cofondateur de Wikipédia lance une alternative à Facebook pour lutter contre les fausses nouvelles
© Wikipedia Commons/ Lane Hartwell

Les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter sont régulièrement accusés de faciliter la propagation de fausses nouvelles. Pour contrer ces réseaux, qui tendent à mieux référencer les contenus générant beaucoup de clics et de commentaires, le cofondateur de l'encyclopédie en ligne Wikipédia Jimmy Wales a lancé une nouvelle plateforme. Baptisée WT Social, elle repose sur un tout autre modèle économique que le réseau social de Mark Zuckerberg, précise le journal Les Echos.

"Nous ne vendrons jamais vos données", assure WT Social sur sa page d'accueil. Le réseau social doit fonctionner sans publicité ni exploitation des données personnelles des utilisateurs à des fins commerciales. Pour se financer, à l'image de Wikipédia, la plateforme mise sur les dons de ses membres. Son fondateur espère 50 millions à 500 millions d'utilisateurs, dont un sur 200 participeraient financièrement au projet, rapporte le quotidien économique.

WT Social comprend comme Facebook un fil d'actualité, mais au sein duquel les contenus apparaissent simplement par ordre antéchronologique, du plus récent au plus ancien. Le démarrage de cette plateforme s'effectue a priori à très faibles coûts. Seuls deux développeurs, un administrateur de communauté et Jimmy Wales lui-même travaillent pour le moment sur le projet. Deux journalistes pourraient en plus être recrutés début 2020, pour animer les forums en réalisant des interviews suggérées par les internautes, indique Les Echos.

Une modération horizontale, par les internautes eux-mêmes

WT Social se distingue aussi du fonctionnement des autres réseaux sociaux dans la façon de modérer les contenus. Les utilisateurs pourront en effet directement intervenir pour modifier un contenu, comme sur Wikipédia. "Nous vous donnerons les moyens de choisir vous-même les contenus qui vous seront proposés et de modifier directement les titres trompeurs ou de signaler des posts problématiques", précise la plateforme.

"Nous allons créer un environnement dans lequel les mauvais acteurs seront éliminés parce que c'est juste, et non pas parce que cela affecte soudainement nos résultats", ajoute le réseau social, toujours sur sa page d'accueil.

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Il aurait déjà séduit quelque 50 000 internautes depuis son lancement et 18 000 personnes seraient en attente d'une réponse favorable pour rejoindre la communauté. Pour contourner cette file d'attente, il serait possible de payer un abonnement de 12 euros par mois ou de 90 euros par an. Le chemin sera long pour WT Social pour espérer véritablement concurrencer un géant comme Facebook, fort de plus de 2 milliards d'utilisateurs dans le monde.

Pour lutter contre la désinformation, WikiTribune, dont WT Social est un dérivé, avait été créé en 2017. Mais faute d'un trafic suffisant, ce site participatif a vu l'ensemble de ses salariés mis à pied fin 2018.

Business Insider
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