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Le confinement durerait plus d'un mois si l'on se base sur la récession prévue par le gouvernement

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Le confinement durerait plus d'un mois si l'on se base sur la récession prévue par le gouvernement
La place du Tertre à Montmartre. © GAIMARD/Pixabay

Nous risquons de rester confinés au-delà de novembre. La nouvelle prévision de récession pour 2020 effectuée par le gouvernement "suppose" que le confinement dure plus d'un mois, a estimé mercredi 4 novembre le Haut conseil des finances publiques (HCFP) dans son avis sur le quatrième projet de budget rectifié pour 2020. Avec le reconfinement, le gouvernement table désormais sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 11% cette année, contre 10% auparavant.

Cette prévision "suppose une dégradation marquée de l'activité au quatrième trimestre et le maintien de mesures de confinement au-delà du seul mois de novembre", affirme le HCFP, qui juge cette hypothèse "cohérente (...) au vu des incertitudes entourant les conditions sanitaires". Le gouvernement a imposé la semaine dernière un confinement qui doit durer au minimum jusqu'au 1er décembre pour tenter de faire face à la deuxième vague de l'épidémie de Covid-19.

Outre la révision de cette prévision, le nouveau projet de budget permet surtout au gouvernement de débloquer 20 milliards d'euros supplémentaires pour soutenir les entreprises et les ménages précaires qui risquent d'être durement touchés par ce reconfinement, même s'il est plus léger que le premier.

Creusement du déficit public, attendu à 11,3% du PIB

Le montant de ces nouvelles aides "apparaît dans l'ensemble cohérent avec l'impact attendu du recul de l'activité sur le recours à ces dispositifs", juge le HCFP. Ces nouvelles dépenses associées à la perte d'activité vont creuser encore un peu plus le déficit public, attendu à 11,3% du PIB, et la dette, estimée à 119,8% fin 2020.

Comme lors de ces avis sur les précédents budgets rectifiés pour 2020 et sur le projet de budget pour 2021, le HCFP appelle à la "vigilance" sur la dégradation des finances publiques du fait de la crise. "Un affaiblissement vraisemblable de la croissance potentielle (croissance obtenue lorsque l'économie utilise de façon optimale ses capacités de production, ndlr) à la suite de la crise sanitaire risque de rendre plus difficile la réduction du déficit", estime ainsi le Haut conseil. De quoi alourdir encore la dette de la France.

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