Publicité

Le DG de Netflix défend l'humoriste Dave Chappelle, accusé de transphobie, dans un mail interne

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Le DG de Netflix défend l'humoriste Dave Chappelle, accusé de transphobie, dans un mail interne
Le co-DG de Netflix, Ted Sarandos, a défendu le dernier spectacle de Dave Chappelle, "The Closer". © David Livingston/Getty Images
Publicité

Ted Sarandos, co-DG de Netflix, a déclaré cette semaine que l'entreprise estime que le contenu à l'écran "ne fait pas directement de mal dans le monde réel", rapporte Variety. Ces propos ont pour but de défendre le nouveau spectacle de l'humoriste Dave Chappelle. Le géant du streaming a fait l'objet de critiques de la part de certains de ses employés pour avoir diffusé la captation de "The Closer", qui, selon ces activistes, contient des commentaires transphobes.

Dans son spectacle, Dave Chappelle affirme que "le genre est un fait" et défend l'autrice de "Harry Potter", J.K. Rowling, qui a également été critiquée pour ses positions transphobes. Dave Chappelle a également déclaré qu'il s'identifiait aux TERF, ou Trans-exclusionary radical feminist, un courant féministe nommé ainsi par ses détracteurs pour son opposition aux droits des personnes transgenres.

A lire aussi — Omar Sy signe avec Netflix pour produire et jouer dans des films pour la plateforme

Selon The Verge, Ted Sarandos a d'abord défendu le spectacle dans un mail envoyé aux dirigeants de l'entreprise vendredi. Il est revenu sur ses propos dans un autre mail, envoyé lundi à l'ensemble de l'entreprise et obtenu par Variety, après que des employés de Netflix ont protesté contre le spectacle et la décision de le maintenir sur la plateforme.

"Avec 'The Closer', nous comprenons que la préoccupation n'est pas les contenus offensant pour certains, mais ceux qui pourraient augmenter les dommages dans le monde réel (tels que la marginalisation accrue de groupes déjà marginalisés, la haine, la violence, etc.)", a écrit Ted Sarandos. "Bien que certains employés ne soient pas d'accord, nous avons la ferme conviction que le contenu à l'écran ne fait pas directement de mal dans le monde réel."

Il poursuit : "La preuve la plus solide à l'appui est que la violence sur les écrans a énormément augmenté au cours des trente dernières années, en particulier avec les jeux vidéo de tir à la première personne, et pourtant la criminalité violente a considérablement diminué dans de nombreux pays. Les adultes peuvent regarder des scènes de violence, d'agression et d'abus — ou apprécier une comédie choquante — sans que cela ne les pousse à nuire à autrui."

Une association LGBTQ conteste les propos de Ted Sarandos

En réponse à ces commentaires, GLAAD, association contre les discriminations LGBTQ dans les médias, a publié un communiqué pour s'opposer aux affirmations de Ted Sarandos sur l'impact des médias : "GLAAD a été fondé il y a 36 ans parce que la représentation médiatique a des conséquences pour les personnes LGBTQ. Le cinéma et la télévision ont été remplis de stéréotypes et de désinformation à notre sujet, ce qui a conduit à des dommages réels, en particulier pour les personnes trans et les personnes LGBTQ de couleur."

Une employée transgenre de Netflix qui s'est prononcée contre le spectacle dans une série de tweets devenue virale la semaine dernière a également fait valoir que les contenus transphobes se traduisent par des préjudices physiques, en énumérant les personnes transgenres qui ont été tuées.

L'employée, Terra Field, a été suspendue par la société pour s'être invitée dans une réunion où elle n'était pas conviée avec deux autres employés en signe de protestation. Elle a été réintégrée par la suite.

Le spectacle "The Closer" de Dave Chappelle était le troisième contenu le plus regardé sur Netflix aux États-Unis mercredi.

Version originale : Kelsey Vlamis/Insider

A lire aussi — "Squid Game" réalise le plus gros lancement de l'histoire de Netflix

Découvrir plus d'articles sur :