Donald Trump

Donald Trump. REUTERS/Shannon Stapleton

En 2016, de nombreux événements avaient le potentiel de faire plonger les marchés. 

Du référendum sur le Brexit en juin dernier, à l'élection de Donald Trump au mois de novembre, en passant par le référendum italien contre la réforme constitutionnelle en décembre, on a vu des résultats d'élection inattendus et des ruptures avec le status quo. 

Et bien que ces événements aient soutenu l'activité boursière, ils n'ont pas fait tanguer le marché comme beaucoup l'avaient prédit. Ces dernières semaines, le marché boursier américain a même régulièrement atteint des pics records. 

Selon Daniel Pinto, DG de la banque d'investissement de JPMorgan, ces événements ont tous déclenché ce qu'on appelle "de la bonne volatilité". Autrement dit, les investissements boursiers ont été continus, les volumes de transactions ont été bons, et la liquidité des marchés importante.

Ce genre d'opérations boursières, c'est notre "business" et "une chose positive", a dit Daniel Pinto. Voici le passage tiré de son interview à lire dans son intégralité ici: 

Business Insider: Le Brexit, l'élection de Trump, le référendum italien peut-être, tous ces événements semblent constituer des ruptures avec le du status quo. Tout est nouveau. Il y a un nouveau parti qui gouverne aux Etats-Unis. Le Royaume-Uni quitte l'Union européenne. Qui sait ce qu'il va se passer en Italie. Le marché doit tout à coup prendre en compte un plus grand nombre de nouvelles informations. Est-ce que ça va créer un plus gros volume à l'avenir?

Daniel Pinto: Probablement. L'important, c'est que le marché fonctionne, plus que les événements ou les non-événements. L'important, c'est que quand un événement arrive, le marché doit continuer de fournir de la liquidité. Quand des gestionnaires indépendants ou des clients ont besoin de repositionner leurs comptes, peu importe la direction, la liquidité du marché est là à un certain prix. De plus gros volumes et plus de volatilité dans un marché en continu (...) sont de bonnes choses. C'est notre business. C'est une chose positive. Les deux ou trois derniers événements ont été des événements positifs car il y avait de la volatilité sur le marché qui fonctionnait. 

Business Insider: Il existe une différence entre une bonne volatilité et une mauvaise volatilité. 

Daniel Pinto: La mauvaise volatilité, c'est quand il y a des écarts de marché et que personne ne peut faire d'opérations au centre. Ces tout derniers mouvements ont été des mouvements continus. 

Business Insider: Ceci dit, quelles sont vos attentes pour 2017? Est-ce que la tendance de 2016 va se confirmer l'année prochaine?

Daniel Pinto: Probablement oui. Aux Etats-Unis, des mesures pour booster la croissance vont étendre le cycle expansionniste. Il y aura davantage d'actions de la Fed, et ça va créer plus d'opportunités du côté des taux d'intérêt. Quelles que soient les mesures prises par les Etats-Unis en matière de commerce et de mondialisation, cela aura une influence sur ce qui arrivera ou non dans les marchés émergents. Il y a des événements en Europe: un nouveau gouvernement en Italie, des élections en France et en Allemagne. Le Brexit est en marche au Royaume-Uni. Il y a plein de choses qui créent un environnement bénin pour les volumes. La croissance aux Etats-Unis va créer plus d'opportunités en M&A et en opérations d'émissions et de placement des actions. Une partie de la dynamique de cette année peut se prolonger l'année prochaine. 

Lire l'interview dans son intégralité ici (en anglais)

Version originale: Matt Turner/Business Insider

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Elon Musk et le patron d'Uber Travis Kalanick rejoignent le conseil économique de Donald Trump

VIDEO: Pourquoi y a-t-il toujours autant de problèmes avec la connexion Bluetooth?