Le directeur technique de Facebook est tellement bouleversé par les difficultés du réseau social qu'il en a pleuré

Mike Schroepfer, le directeur technique de Facebook. Reuters / Peter Nicholls

La pression que Facebook a subie pour tenter d'éliminer le contenu violent et offensant de sa plateforme peut suffire à faire pleurer un adulte — littéralement, il suffit de demander à l'un des cadres du réseau social. Mike Schroepfer est le directeur technique de Facebook. Il a pleuré plusieurs fois au cours d'une série d'entretiens avec le New York Times lorsqu'il évoquait les efforts récents de la plateforme en matière de règlementation. Les critiques à l'encontre de la Facebook se sont multipliées depuis les attaques terroristes de Christchurch en Nouvelle-Zélande en mars 2019, au cours desquelles le tireur avait diffusé son attaque en direct sur Facebook.

Mike Schroepfer s'est montré "très ému" en parlant de "l'ampleur des problèmes auxquels Facebook était confronté et de ses responsabilités pour les changer", a rapporté le New York Times. "Ce ne sera pas réglé demain", a déclaré Mike Schroepfer à propos des efforts de Facebook. "Mais je ne veux pas avoir de nouveau cette conversation dans six mois. Nous pouvons faire beaucoup, beaucoup mieux pour rattraper tout ça." Le directeur technique est connu pour manifester "souvent" ses sentiments, selon "beaucoup" de gens cités par le New York Times. Jocelyn Goldfein, une ancienne employée de Facebook, a déclaré avoir vu Mike Schroepfer pleurer au bureau alors qu'elle travaillait pour le réseau social.

Mike Schroepfer a été chargé de concevoir des outils d'intelligence artificielle pour Facebook, qui permettront de mieux détecter les contenus dangereux et d'empêcher que des images comme celles des attentats de Christchurch ne soient à nouveau diffusées sur le réseau social.

Pour comprendre comment la technologie de Facebook peut identifier au mieux les prochaines vidéos liées au terrorisme, Mike Schroepfer a dû visionner plusieurs fois ces images horribles, selon le New York Times.

"Je voudrais pouvoir ne pas les regarder", a déclaré Mike Schroepfer.

Facebook a pris des mesures pour éviter que des incidents comme celui en Nouvelle-Zélande ne se répètent. La plateforme a ainsi mis en œuvre une politique de "première infraction" qui bloque immédiatement les utilisateurs des vidéos en direct s'ils enfreignent les règles "les plus sensibles" de Facebook.

L'entreprise a investi 7,5 millions de dollars (6,7 millions d'euros) pour améliorer ses meilleures techniques de détection des vidéos qui ont été manipulées, et c'est ainsi que des millions de republications de la fusillade de Christchurch sont passées à côté du système automatisé de Facebook et ont été diffusées en ligne.

Mike Schroepfer a déclaré au New York Times que sa tâche qui consiste à supprimer les messages préjudiciables est complexe et "sans fin". Il a déclaré que le nombre de publications "n'atteindra jamais zéro".

Version originale : Paige Leskin/Business Insider

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