En un an, l'action de Parrot, le fabricant français de drones, s'est effondrée de 55%, passant de 18,57 euros à 8,55 euros. Le 10 janvier, elle a perdu 17% à l'ouverture en raison d'avertissements sur ses résultats.

Pour faire face à ses difficultés financières, une réduction d'effectifs est envisagée, visant 290 postes sur un total de 840 salariés.

Quant à la stratégie, le président et fondateur de Parrot, Henri Seydoux, a décidé de la recentrer sur la vente de drones professionnels. Le chiffre d'affaires réalisé par Parrot dans ce domaine doit avoisiner les 28 millions d'euros dès 2017.

Cette décision a reçu un premier signal positif en provenance de la Suisse: l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) vient en effet de donner l'autorisation à une filiale de Parrot, la société SenseFly, d'effectuer des vols sans contact visuel entre le drone et le pilote, annonce le journal Le Temps.

"Avec cette autorisation, nous montrons que le système autopilot de nos drones est efficace. C’est aussi la preuve que nos drones présentent un risque considéré comme faible par les autorités aéronautiques", explique au quotidien Matt Wade, directeur marketing de SenseFly.

Basée près de Lausanne, Sensfly produit les drones eBee qui possèdent un logiciel de pilotage automatique. Equipé d'un appareil photo haut définition, le drone eBee prend des photos qui sont ensuite utilisées pour réaliser des cartes qui servent aux agriculteurs, géomètres ou dans le domaine forestier.

Les drones de SenseFly devront voler à une altitude de 150 mètres, et de 300 mètres au-dessus de zones urbaines, précise le journal. "Des observateurs devront aussi surveiller la présence d’autres aéronefs dans une portion de l’espace aérien, dans un rayon de 2 kilomètres".

En France, "toute utilisation hors vue du télépilote, à proximité des aérodromes, à l’intérieur de zones d’espace contrôlé ou à accès règlementé, est soumise à un dispositif d’autorisation ou de notification préalable", indique le ministère de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer.

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