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Le Français Yann LeCun, monsieur IA de Facebook, sort de sa réserve pour défendre l'entreprise

Le Français Yann LeCun, monsieur IA de Facebook, sort de sa réserve pour défendre l'entreprise
Yann LeCun, directeur de recherche en intelligence artificielle chez Facebook. © Wikimedia Commons

Le directeur l'IA de Facebook, Yann LeCun, est sorti de sa réserve pour venir défendre l'entreprise sur Twitter, alors que des employés ont critiqué la façon dont Facebook a récemment traité les messages controversés de Donald Trump. Yann LeCun, ancien responsable de la recherche sur l'IA sur Facebook et actuellement directeur scientifique de l'IA au sein de l'entreprise, a répondu vendredi à un utilisateur de Twitter qui lui demandait s'il était toujours fier de travailler sur Facebook. "Toujours fier, oui. J'essaie d'être une personne décente. Vous vous méprenez sur Facebook", a répondu Yann LeCun. Il est allé plus loin en défendant le rôle de Facebook dans les manifestations de Black Lives Matter, faisant écho à un point de vue du PDG Mark Zuckerberg.

"Facebook est une force agissant pour le bien dans les mouvements de protestation populaire. Même si la plateforme peut également être utilisée par les personnes auxquelles nous nous opposons. Après tout, la vidéo du meurtre de Floyd a été publiée sur FB". Mark Zuckerberg aurait ainsi fait une remarque en s'adressant à des employés indignés, le 2 juin, disant qu'il était important que des images de la mort de George Floyd soient publiées sur Facebook. Des images de George Floyd immobilisé au sol par un officier de police en train d'exercer une pression sur le cou avec son genou, pendant près de neuf minutes, ont été postées sur Facebook le 25 mai, le jour même de sa mort, selon une chronologie établie par ABC News.

Facebook est sous le feu des critiques, y compris en interne, après avoir maintenu sur le réseau un message de Donald Trump le 29 mai, qui incitait à la violence contre les manifestants qui protestaient contre la mort de George Floyd. Le message de Donald Trump contenait la phrase suivante : "Quand le pillage commence, les coups de feu commencent." De son côté, Twitter a signalé et caché le même message sur sa plateforme, disant qu'il "enfreignant les règles de Twitter relatives à la glorification de la violence".

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Le PDG Mark Zuckerberg a déclaré dans un billet de blog que la décision de le laisser ce message était en partie due au fait que Donald Trump a fait référence à l'intervention de la Garde nationale, que Facebook a interprétée comme un avertissement sur une action de l'État. La décision a suscité l'indignation des employés de Facebook et des défenseurs des droits civiques, et a incité au moins un ingénieur principal à démissionner en signe de protestation. La semaine dernière, les employés de Facebook ont organisé un débrayage virtuel pour exprimer leur colère, et cette semaine, un groupe de modérateurs de contenus de l'entreprise a publié une lettre condamnant le "manque d'action adéquate" de Facebook contre le message du président.

Version originale : Isobel Asher Hamilton / Business Insider