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Le gendarme de la concurrence n'a pas aimé qu'Altice rachète SFR avant son accord — il lui inflige une amende record

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Le gendarme de la concurrence n'a pas aimé qu'Altice rachète SFR avant son accord — il lui inflige une amende record
© REUTERS/Benoit Tessier

C'est une première mondiale. Le groupe Altice, fondé par Patrick Drahi, a été condamné à payer une amende de 80 millions d'euros pour le rachat en 2014 de ses concurrents SFR et Virgin sans attendre l'autorisation de l'Autorité de la concurrence.

"Cette décision constitue une première en Europe et dans le monde, par l'ampleur des pratiques sanctionnées et le niveau de la sanction infligée", souligne cette dernière.

L’Autorité de la concurrence n'a pas apprécié que l'entreprise mette "en œuvre de façon anticipée une concentration". La sanction d'Altice est un avertissement pour d'autres entreprises qui seraient tentées de court-circuiter le régulateur.

Altice et SFR Group n’ont pas contesté la réalité des pratiques en cause ni leur qualification juridique. Dans un communiqué, Altice confirme "accepter la transaction proposée".

"Le choix de transiger procède d'une volonté de limiter le risque financier encouru par le Groupe au regard du niveau de sanction prévu par le code de commerce pour ce type d'infraction procédurale", explique le groupe.

Autrement dit, Altice a estimé que ça lui coûterait moins cher de payer une amende plus tard, que de perdre de l’argent en attendant le feu vert de l'Autorité de la concurrence.

Le gendarme de la concurrence accuse l'opérateur télécoms de s'être comporté en propriétaire des deux sociétés avant la fin de la procédure de l'Autorité.

"Les éléments du dossier montrent que les comportements mis en œuvre par Altice l’ont conduit à exercer une influence déterminante sur ses cibles et lui ont permis d’accéder à de nombreuses informations stratégiques, avant même d’avoir obtenu le feu vert", précise ainsi de l’Autorité de la concurrence.