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Le gouvernement abandonne le projet de privatisation des Aéroports de Paris pour le moment

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Le projet de privatisation du groupe ADP, propriétaire notamment des aéroports de Roissy et d'Orly, avait suscité une vive opposition parlementaire. Mais le gouvernement va finalement renoncer à vendre l'entreprise à des acteurs privés, précisait Marianne dans un article publié ce mercredi matin. Une information confirmée par la porte-parole du gouvernement. Sibeth Ndiaye a indiqué à l'issue du Conseil des ministres que la question de la privatisation d'ADP "ne saurait se poser dans l'immédiat", rapporte l'AFP, en raison des conditions de marché actuelles, détériorées par le coronavirus et à la chute des cours du pétrole.

"Compte tenu des conditions de marché, de toutes façons, nous serions un bien mauvais gestionnaire si nous faisions le choix immédiat de céder les actifs et nos participations dans ADP", a ajouté la secrétaire d'Etat. Le krach boursier de lundi a en effet complexifié la donne, le CAC 40, l'indice phare de la place de Paris, ayant dégringolé de 7,21% en un jour, après avoir déjà plongé de 4,14% vendredi. Dans ce contexte, l'Etat, qui possède 50,63% du capital d'ADP, risque de ne pas céder à bon prix le groupe, dont l'action a perdu plus de 30% depuis le 21 février.

Pas de référendum sur la vente d'ADP

"S'il n'y avait pas de crise économique et si les conditions de marché étaient parfaites, nous engagerions cette privatisation demain. La situation n'est pas celle-là. Il y a un million de signataires et les conditions de marché ne sont pas réunies", avait confié une source gouvernementale à Marianne. Outre la crise économique et la panique sur les marchés financiers, plus d'un million de signatures ont été recueillies pour lancer un vote sur la privatisation d'ADP.

Si les opposants à la vente des Aéroports de Paris ne parviendront pas à obtenir les 4,7 millions de signatures nécessaires d'ici jeudi pour déclencher un référendum d'initiative partagée (RIP), un peu plus de 2% des électeurs ont tout de même signé. Dans un contexte social très tendu, lié à la réforme des retraites et au mouvement des Gilets jaunes, globalement hostile aux privatisations, l'exécutif a aussi tout intérêt à éviter de rouvrir un dossier explosif.

Les recettes liées à la privatisation d'APD, qui détient des participations dans 24 aéroports à travers le monde, devaient contribuer à alimenter un fonds pour l'innovation.

Mis à jour à 16h30 suite aux déclarations de la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

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