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Le gouvernement est prêt à dépenser des 'dizaines de milliards d'euros' pour éviter le chaos économique

Le gouvernement est prêt à dépenser des 'dizaines de milliards d'euros' pour éviter le chaos économique
© Photographer: Geert Vanden Wijngaert/Bloomberg

Chômage partiel prise en charge par l'Etat, report des charges et impôts pour les entreprises... Le gouvernement français vient de décider d'une batterie de mesures pour éviter le chaos économique dans le pays. Et ces dispositifs ont un coût. Faramineux à entendre le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire. "Cela nous coûtera des dizaines de milliards d'euros", a-t-il déclaré vendredi 13 mars 2020 sur RMC et BFMTV, au lendemain de l'allocution télévisée du président Emmanuel Macron qui a notamment annoncé la fermeture des établissements scolaires et le recours au télétravail quand c'était possible. "Nous ferons tout ce qui est nécessaire et même plus", a-t-il affirmé avant de détailler plusieurs mesures qui seront prises pour soutenir les entreprises, en particulier le chômage partiel.

"Ce sera probablement le dispositif le plus coûteux pour l'Etat, mais aussi le plus efficace", car il permet aux entreprises de ne pas licencier et de disposer de l'ensemble de ses capacités de production dès que la reprise économique se fera sentir, a-t-il expliqué. Il a rappelé que les entreprises pourraient reporter les charges et les impôts dus au 15 mars: "Tant que la crise durera, il y aura report", a-t-il souligné. Dans ce qu'il a présenté comme "une stratégie de riposte" face à la crise, Bruno Le Maire a aussi évoqué "des indemnités journalières pour toutes les femmes seules qui doivent garder leurs enfants" et "des dispositifs spécifiques pour les aides-soignants".

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Interrogé sur les mesures annoncées par le président Donald Trump de fermer les frontières américaines aux voyageurs provenant d'Europe pour lutter contre le coronavirus, le ministre français a "regretté" cette décision qui n'était "pas coordonnée avec les alliés et qui provoque une panique sur les marchés". "C'est une aberration sanitaire et c'est dommage parce qu'une aberration sanitaire provoque des aberrations politiques et provoque du chaos économique", a-t-il affirmé, précisant qu'il exprimerait sa position à son homologue américain Steven Mnuchin lors d'un entretien téléphonique dans la journée.

Bruno Le Maire a du coup souligné le besoin pour les Européens de "préparer un plan de relance coordonné (...) pour que dès que nous serons sortis de la crise, la machine économique redémarre le plus rapidement possible".

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