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Le gouvernement instaure un comparateur de prix pour les contrôles techniques

Le gouvernement instaure un comparateur de prix pour les contrôles techniques
L'outil, mis en ligne jeudi 8 octobre par le ministère de l'Economie, permet aux automobilistes de comparer les tarifs de 4 500 centres de contrôles. © Nicolas Sandanassamy/Capital

Après les gérants de stations-service, c'est au tour des garagistes de montrer patte blanche. Dans une volonté de transparence au profit du consommateur, le ministère de l'Economie a dévoilé, jeudi 8 octobre, un comparateur national des tarifs du contrôle technique. Tous les deux ans, c'est un passage obligé pour chaque titulaire de carte grise. Effectué par des centres agréés, ce check-up complet vérifie 133 points de contrôle du véhicule. La prestation est la même mais le prix, lui, peut rapidement s'envoler — variant parfois du simple au double selon les endroits. À titre d'exemple, quand l'inspection d'un véhicule diesel est facturé 46 euros à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), la même prestation s'alourdit à 91,5 euros à Gap (Hautes-Alpes).

L'outil mis en ligne par le ministère, sous l'égide du ministre en charge des TPE-PME Alain Griset, permet donc aux automobilistes de comparer les tarifs pratiqués par 4 500 centres de contrôle disséminés sur le territoire. 1 900 garagistes n'ont pas encore été répertoriés mais leurs tarifs devraient intégrer le comparateur dans les semaines à venir, selon le ministère de l'Economie. "Le dossier des contrôles techniques faisait l'objet d'une contestation car l'augmentation du nombre de points de contrôles induisait une augmentation des prix", notamment depuis la crise des Gilets jaunes, indique Alain Griset dans les colonnes du Parisien.

À travers une interface simple, le consommateur peut rapidement prendre connaissance des tarifs pratiqués par les centres en renseignant le type de véhicule, d'énergie ainsi que sa localisation. Le prix de la contre-visite est également affiché et permet, une fois encore, de constater la disparité des tarifs pratiqués. Majoritairement assuré gratuitement ou moyennant cinq ou dix euros, ce second contrôle peut parfois s'élever à plus de 100 euros dans certaines communes. La raison principale de cette divergence des prix est imputée aux loyers des établissements, qui varient largement entre les métropoles et les communes rurales.

Bien que tous les centres de contrôles techniques soient agréés par l'Etat, la qualité de prestation peut parfois varier. Le ministère a cependant choisi de ne pas inclure d'évaluation qualitative dans son comparateur.

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