Actelion a confirmé mercredi qu'il poursuivait des discussions sur une "transaction stratégique" avec un tiers qui, selon la presse, ne serait autre que Sanofi, le laboratoire français se substituant à Johnson & Johnson qui a renoncé à mettre la main sur la biotechnologique suisse.

L'information sur Sanofi provient du Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier et rapporte qu'un accord pourrait valoriser Actelion jusqu'à 30 milliards de dollars (28,1 milliards d'euros).

Actelion n'a pas dit avec qui il discutait et un porte-parole s'est abstenu de tout commentaire. Sanofi n'a fait aucun commentaire sur l'article du Wall Street Journal.

Des analystes avaient noté que la gamme de produits d'Actelion se marierait bien avec ceux de Genzyme, la filiale de Sanofi spécialisée dans les maladies rares.

Johnson & Johnson avait déclaré en novembre qu'il poursuivait des discussions en vue d'acquérir le laboratoire suisse pour un montant alors évalué à 20 milliards de dollars.

Actelion l'a informé qu'il était certain de susciter une proposition bien supérieure à son offre d'environ 250 francs suisses par action, selon une source proche du dossier, qui ajoute qu'il y avait également des désaccords sur la forme d'un éventuel accord.

L'action Actelion a terminé à 208,50 francs mardi sur le marché suisse, lui donnant une capitalisation de 22,5 milliards de francs (environ 21 milliards d'euros).

Jean-Paul Clozel, le directeur général fondateur d'Actelion, et son épouse Martine, responsable du département scientifique, ont fait de leur société le leader européen des médicaments issus des biotechnologies.

Celle-ci ambitionne de se développer dans les traitements de la sclérose en plaques et de la diarrhée nosocomiale causée par une bactérie appelée clostridium difficile, mais il faudra des années avant de voir un médicament homologué.

Le groupe suisse compte aussi sur l'Opsumit et l'Uptravi, des traitements de l'hypertension de l'artère pulmonaire, qui pourraient représenter un chiffre d'affaires annuel combiné de près de 4,5 milliards de francs suisses d'ici 2020, selon des données de Reuters.

Si les négociations en cours n'aboutissaient pas, certains actionnaires pourraient bien repartir à l'offensive. Clozel avait résisté victorieusement voici cinq ans à l'assaut du fonds spéculatif Elliott Management, qui déjà voulait mettre le groupe en vente et remettait en cause sa stratégie.

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