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Le Nasdaq atteint un sommet historique alors que les Etats-Unis font face à une résurgence du Covid-19

Le Nasdaq atteint un sommet historique alors que les Etats-Unis font face à une résurgence du Covid-19
Le marché du Nasdaq à New York, aux Etats-Unis. © Scott Eells/Bloomberg via Getty Images

C'est pour le moins paradoxal. La pandémie de Covid-19, qui a fait dégringoler les Bourses mondiales à une vitesse éclair, ne semble plus effrayer du tout les marchés. L'indice CAC 40, sur la place de Paris, a retrouvé les 5 000 points mardi 23 juin 2020. Mais c'est aux Etats-Unis que l'évolution des marchés apparaît la plus déconnectée de la réalité sanitaire et économique. Les Etats-Unis ont beau être confrontés à une résurgence du virus, notamment au Texas, deuxième Etat le plus peuplé du pays, cela n'arrête pas les investisseurs.

L'indice Nasdaq 100, qui regroupe notamment les grandes valeurs technologiques américaines (Apple, Alphabet, Facebook, Microsoft, Amazon, Intel...) a ainsi atteint un sommet historique mardi, à 10 209,82 points. Les Etats-Unis restent pourtant le pays le plus touché par l'épidémie, avec 120 913 décès au total. Ils affichaient mardi le plus grand nombre de nouveau décès en une journée : 807 nouveaux morts. Mais la publication d'indicateurs économiques meilleurs que prévu a rassuré le marché, les investisseurs misant sur une rapide reprise de l'activité.

Evolution de l'indice Nasdaq 100 depuis cinq ans, qui a globalement connu une forte ascension. Investing

En outre, le Nasdaq a profité hier d'une nouvelle ascension de l'action Apple. La firme à la pomme a atteint un nouveau record — son titre valant désormais 366,53 dollars — après avoir révélé de nouveaux logiciels et fonctionnalités, et annoncé qu'elle allait équiper ses Mac avec ses propres processeurs, délaissant les puces Intel. Microsoft, Alphabet et Facebook ont aussi terminé la journée en hausse.

Les valeurs technologiques ont dans l'ensemble moins souffert que d'autres secteurs du confinement de la population. Certaines, comme Netflix, ont même pu en profiter.

Les marchés déconnectés, dopés par les banques centrales

D'une manière plus générale, les marchés sont portés par les plans de soutien à l'économie et surtout les injections de liquidités opérées par les banques centrales depuis la chute des cours en mars. La Réserve fédérale américaine (Fed) a ainsi annoncé des centaines de milliards de rachats d'actifs. "L'économie n’est plus portée par la croissance économique mais par la hausse des liquidités que fournissent la Fed et les autres banques centrales. Comme ce montant est potentiellement illimité, la bulle peut encore durer", estime le courtier IG.

"En regardant de plus près les statistiques économiques, on constate que la décorrélation s'accroît entre les fondamentaux et la valorisation des marchés. Le déficit américain devrait atteindre près de 25% en 2020, soit le niveau atteint durant la Seconde guerre mondiale, la valorisation des actions par rapport à leur résultat atteint les niveaux observés avant l'éclatement de la bulle internet", relève en outre IG.

Les investisseurs ne semblent effrayer par aucune mauvaise nouvelle, que ce soit les faillites des entreprises et leurs résultats prévus à la baisse, la hausse du nombre de cas de coronavirus ou encore les perspectives des organisations internationales dessinant une lente reprise de l'activité économique.

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