Les employés d'Alstom à Belfort protestent contre la possible fermeture de l'usine. REUTERS/Jacky Naegelen

Les employés d'Alstom à Belfort protestent le 15 septembre dernier contre la possible fermeture de l'usine. REUTERS/Jacky Naegelen

Aucun avenir industriel à Belfort. Invité ce mardi par les députés à s'exprimer sur la situation du groupe industriel, le président-directeur général d'Alstom Henri Poupart-Lafarge a simplement déclaré que ce site est en "sous-charge".

"Pour Belfort, nous ne voyons pas d’issue structurelle", a-t-il souligné.

Le site de production de locomotives électriques d'Alstom à Belfort est menacé de fermeture d'ici deux ans.

Quelque 300 des 480 salariés du site de Belfort étaient réunis mardi devant le siège du groupe à Saint-Ouen (93).


Inquiétude à La Rochelle

Dans la journée, l'inquiétude a gagné l'usine Alstom d'Aytré, près de la Rochelle, où 300 autres salariés se sont réunis en signe de soutien aux salariés de Belfort.

"On vient d'apprendre que La Rochelle serait dans la même situation s'ils n'ont pas de commandes en 2018", a dit sur France 3 Poitou-Charentes le délégué Force ouvrière Fabrice Cotrel, qui estime que "la solution doit venir de l'État".

Alstom

Un employé d'Alstom travaille sur un TGV Euroduplex sur le site d'Aytré près de La Rochelle, le 31 août 2016. REUTERS/Regis Duvignau

L'usine d'Aytré emploie 1200 salariés dont une centaine d'intérimaires qui travaillent à l'assemblage de tramways et de TGV.

Dans son propos liminaire lors de son audition par la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Henri Poupart-Lafarge a indiqué que "l’ensemble des sites en sous charge".

Il s'est toutefois moins préoccupé par le site de La Rochelle. "On exporte les tramways depuis La Rochelle, les TGV sont en phase basse mais ça va, ça va. Il y a quand même des perspectives minimales de production de TGV".

Ce matin, le comité central d'entreprise (CCE) d'Alstom a voté un droit d'alerte économique sur le groupe et mandaté un cabinet d'experts, a appris Reuters de source syndicale.

Le droit d'alerte économique est une procédure que le CCE peut déclencher pour obtenir un état précis de la situation d'une entreprise si celle-ci est jugée préoccupante.

"Nous voulons un état économique de la société et de l'impact des choix stratégiques de la direction sur l'entreprise", a ajouté André Fages, délégué de la CFE-CGC du site de Belfort et membre du CCE.

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, recevra les syndicats vendredi ou au début de la semaine prochaine, pour leur présenter un "projet global" portant sur l'ensemble des sites Alstom.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

VIDEO: Cette tente vous empêchera d'avoir peur de camper seul(e) la nuit — voici pourquoi