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Le PDG de Thales explique pourquoi l'Europe et la France ne devraient pas être obnubilées par les exploits de SpaceX

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Le PDG de Thales explique pourquoi l'Europe et la France ne devraient pas être obnubilées par les exploits de SpaceX
© Patrice Caine, le PDG de Thalès. YouTube/Thalès

SpaceX vient de réussir ce mardi matin le lancement de sa fameuse Falcon 9 pour la 50ème fois depuis ses débuts.

Début d'année 2018, l'entreprise spatiale fondée par Elon Musk a aussi fait parler d'elle, avec la préparation de son projet Starlink censé fournir le haut débit à toute la planète et le baptême du feu réussi de son méga lanceur Falcon Heavy.

Mais selon Patrice Caine, le PDG de Thales, l'Europe et la France ne devraient pas être obnubilées par les prouesses d'Elon Musk et de sa société spatiale.

Celui qui dirige depuis décembre 2014 l'équipementier français pour l'aérospatiale, la défense et la sécurité a expliqué au journal Les Echos:

"[...] si l'Europe et la France veulent garder une avance [ndlr: dans l'industrie spatiale], elle devra veiller à ne pas concentrer ses financements dans le domaine des lanceurs. Ne nous laissons pas aveugler par les exploits des lanceurs SpaceX et gardons en tête que ce sont les satellites qui sont au coeur de la mission et de souveraineté de l'Europe et de la France."

Le PDG de Thales a ainsi ajouté qu'"avoir le meilleur lanceur au monde, sans avoir de satellite performant à envoyer dans l'espace, ne servirait pas à grande chose".

La référence sous-entendue à SpaceX semble évidente: l'entreprise américaine a inauguré il y a quelques semaines le Falcon Heavy, le lanceur le plus puissant au monde actuellement en service. Par rapport aux lanceurs européens, Ariane 6 ou Vega, sa puissance semble incomparable.

Toutefois, selon Patrice Caine, les sociétés privées telles que SpaceX ou Blue Origin de Jeff Bezos ne représentent pas forcément des menaces "si on raisonne à cinq ans", même si "la question mérité d'être posée à l'horizon dix ans".

L'ingénieur de formation, passé par les Mines et l'école Polytechnique, estime que l'Europe devrait plutôt surveiller de près un autre acteur dans le spatial:

"Mais à vrai dire, plutôt que les exploits de certains acteurs du New Space, c'est l'extraordinaire croissance de la Chine dans le spatial qu'il faut surveiller."

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