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Le plan de relance doit permettre de créer 160 000 emplois, et non plus 200 000

Le plan de relance doit permettre de créer 160 000 emplois, et non plus 200 000
Le Premier ministre, Jean Castex, à l'université d'été du Medef, le 26 août 2020. © Cyril Marcilhacy/Bloomberg via Getty Images

Le gouvernement doit présenter ce jeudi 3 septembre son plan "France Relance" pour permettre au pays de se relever de la crise économique et sanitaire. Il prévoit d'injecter 100 milliards d'euros entre 2021 et 2022, soit près de "quatre fois plus" que les montants engagés en 2008 pour faire face à la crise financière, souligne Matignon. Son principal objectif est de permettre à la France de retrouver en 2022 son niveau de richesse d'avant-crise. Et de limiter la flambée du chômage. L'exécutif anticipe 800 000 destructions d'emplois avec la crise.

"Chacune des mesures répond à une capacité de développement rapide en faveur de l'emploi", fait valoir le gouvernement. "Le taux de chômage devrait dépasser le seuil de 10% dans les mois à venir. Revenir sous ce seuil à l'horizon 2022 est l'objectif ", a assuré Bercy, rapporte Les Echos. Le Premier ministre Jean Castex a de son côté estimé, ce jeudi matin sur RTL, que le plan de relance devrait permettre de créer 160 000 emplois. "J'espère que le plan de relance en 2021 créera 160 000 emplois. C'est notre objectif", a-t-il déclaré. Problème, Matignon évoquait jusqu'à présent le chiffre de 200 000 emplois créés par ce plan dès 2021.

20 Mds€ pour la baisse des impôts de production

"On a des chiffres qui disent plus", a-t-il ajouté, mais "c'est pas le genre de la maison de faire des rodomontades et de dire qu'on va inverser des courbes", a-t-il insisté, en référence à l'objectif que s'était fixé François Hollande durant son quinquennat. Après 2021, le gouvernement espère parvenir à diviser par deux les destructions d'emplois anticipées avec la crise.

Plutôt qu'une relance de l'économie par la demande, l'exécutif semble privilégier une politique de l'offre en faveur des entreprises, qui se traduit notamment par la baisse des impôts de production de 20 milliards d'euros.

Au total, 35 milliards d'euros sont prévus pour la compétitivité des entreprises françaises, dont 3 milliards pour renforcer leurs fonds propres et 600 millions pour la relocalisation dans les secteurs stratégiques. "Si les entreprises repartent, il y a moins de chômage, il y a plus d'emplois. C'est aussi simple que cela", a assuré Jean Castex.

Pas de contreparties en matière d'emploi

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonce quant à lui l'absence de contreparties en matière d'emploi. "Toutes ces aides — ça fait beaucoup de milliards — ne sont pas associées à des contreparties, on donne des sous et on verra ce qui se passe", a déclaré Philippe Martinez sur France 2, rapporte l'AFP. "Il faut de l'argent, mais cet argent doit être conditionné à l'emploi, aux conditions de travail, à la relance des salaires", a ajouté le leader syndical. Il regrette en outre l'absence d'annonces pour les salariés de "la deuxième ligne, je pense aux caissières, aux salariés des commerces, aux aides à domicile, agents de sécurité".

À côté des 35 milliards pour renforcer la compétitivité de l'appareil productif, 30 milliards d'euros seront dédiés à la transition écologique et 35 milliards à la "cohésion sociale et territoriale", dont une quinzaine de milliards pour l'emploi et la formation — 6,7 milliards pour le plan jeunes déjà dévoilé en juillet (primes à l'embauche, emplois aidés, service civique...) et 7,6 milliards pour lutter directement contre le chômage (activités partielles de longue durée, formations associées...).

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