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Le premier pont en acier imprimé en 3D au monde a été inauguré à Amsterdam

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Le premier pont en acier imprimé en 3D au monde a été inauguré à Amsterdam
Le transport du pont imprimé en 3D à Amsterdam. © Imperial College of London
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Le premier pont en acier imprimé en 3D au monde a été inauguré à Amsterdam, aux Pays-Bas. Si la construction est en soi une fantastique réalisation structurelle, elle servira également de laboratoire vivant pour que les chercheurs puissent étudier comment d'autres travaux architecturaux plus complexes pourront être réalisés à l'avenir.

Le pont en acier imprimé en 3D a été réalisé par l'Imperial College London. Géré par la société néerlandaise MX3D, le pont mesure 12 mètres de long et pèse 4,9 tonnes. Il a été construit par quatre robots industriels et a nécessité six mois d'impression. S'il n'a fallu que six mois pour le fabriquer, sa construction a cependant nécessité plus de quatre ans de travail acharné de la part des chercheurs avant sa réalisation.

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Son ouverture est une étape importante, car il n'y a jamais eu de cadre métallique imprimé en 3D aussi grand et solide pour le trafic piétonnier.  Adriaan de groot

Les robots ont utilisé des torches de soudage pour déposer chaque couche imprimée du pont. La structure a été transportée la semaine dernière jusqu'à son emplacement au-dessus du canal Oudezijds Achterburgwal, dans le quartier rouge d'Amsterdam. Après avoir été inauguré par la reine Maxima des Pays-Bas, le pont est désormais ouvert aux piétons et aux cyclistes, rapporte New Scientist.

Un important réseau de capteurs installés sur sa structure

Le pont a été inauguré par un robot le 15 juillet 2021. Il s'agit d'une étape importante, étant donné qu'il n'y a jamais eu de structure métallique imprimée en 3D suffisamment grande et solide pour gérer le trafic piétonnier. Jusqu'à présent, les principaux développements ont concerné les logements.

Grâce à un important réseau de capteurs installés sur sa structure, le pont est un important centre de données. Ses capteurs permettent de mesurer les changements subis par le pont au cours de sa durée de vie, de vérifier son état de santé en temps réel et d'identifier l'interaction du public avec l'infrastructure de génie civil imprimée en 3D.

Le jumeau numérique du pont.  Imperial College of London

Les données des capteurs seront placées sur un jumeau numérique du pont, une version informatisée qui imitera le pont physique avec une précision croissante en temps réel, au fur et à mesure de l'entrée des données des capteurs. Les informations simultanées permettront de surveiller les performances et le comportement à long terme de l'acier imprimé en 3D.

Le comportement du pont étroitement surveillé

Pour passer du stade conceptuel à la passerelle installée, le groupe de recherche sur les structures en acier de l'Imperial College a mené des recherches connexes, notamment des essais de force destructifs sur les éléments imprimés, des simulations informatiques avancées pour le jumeau numérique, des essais non destructifs en conditions réelles sur la passerelle et le développement d'un réseau de capteurs avancé pour surveiller le comportement du pont tout au long de sa vie.

"La recherche sur cette nouvelle technologie pour l'industrie de la construction présente un énorme potentiel pour l'avenir, en termes d'esthétique et de conception hautement optimisée et efficace, avec une utilisation réduite de matériaux", a déclaré Craig Buchanan, du département d'ingénierie civile et environnementale de l'Imperial College et codirecteur du projet.

"L'impression 3D présente de vastes possibilités pour le secteur de la construction, en offrant une plus grande liberté en termes de propriétés et de formes des matériaux", a ajouté Leroy Gardner, l'autre codirecteur du projet. "Cette liberté entraîne également un certain nombre de défis et exigera des ingénieurs structurels qu'ils réfléchissent de manière nouvelle."

Version originale : Andrea Núñez-Torrón Stock et Qayyah Moynihan/Business Insider España

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