Publicité

Le site de vente en ligne Wish épinglé pour 'pratiques commerciales trompeuses'

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Le site de vente en ligne Wish épinglé pour 'pratiques commerciales trompeuses'
© Wish
Publicité

La Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF) vient de saisir le parquet de Paris pour dénoncer les pratiques commerciales "parfois trompeuses" du site américain Wish, selon le journal Ouest France. D'après le quotidien, l'administration enquêtait depuis deux ans sur le site. Selon Cédric O, le secrétaire d'Etat à la Transition numérique, cette plateforme de commerce en ligne offrirait des réductions au consommateurs "sur la base de prix de référence parfois trompeurs".

Elle ferait aussi la promotion de produits "qui s'avèreraient indisponibles" et commercialiserait des vêtements ou parfums imitant des marques connues "de manière à induire en erreur le consommateur". Si elles étaient confirmées par le juge, ces pratiques "seraient particulièrement graves car susceptibles d'altérer le comportement des consommateurs et d'induire une concurrence déloyale vis-à-vis des autres commerçants", a confié la DGCCRF à l'AFP.

Manteau en fourrure à 45€ au lieu de 440€, Huaweï P40 à -92%, bottines crème à 1€... Wish a des airs de gigantesque bazar numérique, dont "94% des produits" proviennent de Chine, selon Ouest France. En 2018, un article sur le site de France Bleu Moselle mettait en garde contre les pratiques commerciales du site. Elle comparait ses ventes aux géants Amazon, Ebay ou Rakuten, qui eux, "contrôlent leurs vendeurs", ce qui n'est pas le cas de Wish.com, porte ouverte au marché de la contrefaçon et au commerce de "mauvaise qualité". Wish a affirmé le 23 novembre avoir 100 millions d'utilisateurs actifs par mois, et se prépare à une introduction en Bourse aux Etats-Unis.

Ses pratiques frauduleuses, "si [elles sont] avérées", "peuvent conduire à une amende pouvant aller jusqu'à 10% du chiffre d'affaire annuel de la société", a expliqué à l'AFP Romain Roussel, le directeur de cabinet de la DGCCRF. "Ce sont des pratiques qui ont l'air relativement massives sur le site", a ajouté Romain Roussel. "Nous avons considéré que ces faits étaient suffisamment graves et qu'ils méritaient d'être transmis au juge". "Ce sera à l'autorité judiciaire de statuer sur les suites qu'elle jugera adaptées", a-t-il précisé.

La société "s'était déjà distinguée pendant le 1er confinement en vendant des masques ne respectant pas les normes. Les Français qui utilisent l'application pour y trouver du low-cost doivent savoir qu'ils y trouveront surtout des arnaques," a commenté sur Twitter le secrétaire d'Etat au numérique, Cédric O.

A lire aussi - Amazon : des syndicats dénoncent des conditions de travail 'à risque' dans les entrepôts en France

Découvrir plus d'articles sur :