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Le téléphone de Jeff Bezos aurait été piraté par le prince héritier saoudien pendant des mois

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Le téléphone de Jeff Bezos aurait été piraté par le prince héritier saoudien pendant des mois
© Embassy of Saudi Arabia

De nouveaux détails ont été dévoilés concernant le présumé piratage saoudien du téléphone du PDG d'Amazon, Jeff Bezos, et indiquent que l'opération a probablement duré des mois sans être détectée et a abouti au vol de dizaines de gigaoctets. C'est le Guardian qui a rapporté en premier, mardi 22 janvier, que le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane avait secrètement extrait des données du téléphone du PDG d'Amazon après lui avoir envoyé une vidéo non sollicitée qui contenait un fichier malveillant. L'article cite des sources rendues anonymes, ayant connaissance d'une enquête internationale sur ce piratage.

Le gouvernement saoudien a qualifié l'article d'"absurde" et a demandé l'ouverture d'une enquête sur ces allégations. L'avocat de Jeff Bezos a déclaré au Guardian que son client "coopère aux enquêtes". Selon le Financial Times, l'ampleur de l'attaque était beaucoup plus importante que ce qui avait été révélé précédemment. Une analyse de la criminalistique menée par FTI Consulting, un cabinet de conseil engagé par Jeff Bezos, a indiqué que dans les heures qui ont suivi l'envoi du fichier au PDG à partir du numéro personnel du prince héritier saoudien, une quantité "massive et non autorisée" de données a commencé à être extraite dans le cadre d'une opération qui a duré "des mois".

Selon le Financial Times, qui a lu le rapport de FTI Consulting, des dizaines de gigaoctets de données ont été extraits, "par rapport à quelques centaines de kilooctets par jour en moyenne pendant les mois précédant l'envoi du fichier vidéo".

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L'Arabie saoudite a répondu à l'article du Financial Times en demandant à avoir accès au rapport du cabinet de conseil et à toute autre preuve.

"L'Arabie saoudite ne mène pas d'activités illicites de cette nature, et ne les tolère pas", a déclaré un fonctionnaire saoudien au Financial Times. "Nous demandons à avoir accès à toute preuve présumée ainsi que la divulgation de chaque entreprise ayant examiné toute preuve scientifique afin que nous puissions démontrer que ces preuves sont manifestement fausses".

Un porte-parole de FTI Consulting a déclaré au Financial Times que le travail de ses clients était "confidentiel" et que l'entreprise refusait de commenter le dossier.

Le piratage aurait eu lieu après que les deux hommes ont échangé des messages amicaux sur WhatsApp le 1er mai 2018, quelques semaines après leur rencontre lors d'un dîner à Los Angeles, alors que le prince était aux États-Unis pour affaires officielles.

L'équipe de Jeff Bezos a commencé à enquêter sur le téléphone du PDG en janvier 2019 après la publication d'un article sur sa liaison extra-conjugale dans le National Enquirer. Jeff Bezos avait ensuite accusé le groupe de presse propriétaire du tabloïd, American Media Inc, de le faire chanter en le menaçant de publier ses photos dénudées.

Version originale : Rosie Perper/Business Insider.

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