Le trou dans la couche d'ozone pourrait atteindre sa plus petite taille depuis 30 ans

Le trou dans la couche d'ozone, c'est cette tâche bleue au dessus de l'Antarctique qui laisse passer les rayons ultra-violets du soleil. Ici en 2015, sa surface faisait partie des plus étendues jamais observées. NASA

La Journée Internationale pour la préservation de la couche d'ozone était fixée à ce lundi et bonne nouvelle, la taille de son trou a diminué. Le Service pour la surveillance de l'atmosphère de Copernicus (CAMS) a observé que le trou dans la couche d'ozone en Antarctique est bien plus petit qu'à son habitude. Les scientifiques prévoient qu'il batte cette année son record de petite taille depuis près de 30 ans.

Le trou réapparaît chaque année à la même période, en août. Il atteint généralement sa taille maximale entre mi-septembre et début octobre et se referme en décembre. En 2019, le trou s'est formé deux semaines plus tôt que les années précédentes et a progressé à un rythme plus lent. "Il s'est stabilisé ces derniers jours, mais nos prévisions montrent qu'il conservera sa petite taille cette semaine", explique la scientifique du CAMS Antje Inness. "Cette année, le trou dans la couche d'ozone pourrait bien être l'un des plus petits observés depuis le milieu des années 80."

 

Le trou dans la couche d'ozone pourrait définitivement disparaître en 2060

Le trou dans la couche d'ozone est apparu pour la première fois en 1985, à cause des émissions dans l'atmosphère de gaz chlorés, présents dans les bombes aérosols et les réfrigérateurs. Depuis l'adoption du Protocole de Montréal en 1987 par 196 Etats et l’Union européenne, les chrlorofluorocarbones (CFC) sont interdits.

Grâce à cet accord mondial, la couche d'ozone se rétablit lentement, mais sûrement. Entre 2000 et 2016, la taille du trou a diminué de plus de quatre millions de kilomètres carrés, soit l'équivalent de l'Union Européenne. Selon l’Evaluation scientifique de l’appauvrissement de la couche d’ozone réalisée en 2018 dans le cadre des Nations unies, un retour de la couche d'ozone vers ses niveaux de référence de 1980 est envisagé pour 2060. 

Mais pour que le trou disparaisse complètement d'ici les quarante prochaines années, le chef du CAMS Vincent-Henri Peuch rappelle l'importance de maintenir les efforts internationaux : "il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers. Le rétablissement de la couche d’ozone dépend du changement climatique, car le refroidissement à long terme de la stratosphère peut exacerber la perte d’ozone et retarder le processus. En outre, la possibilité d’émissions non autorisées de substances appauvrissant la couche d’ozone ne peut être exclue. En effet, les émissions du deuxième chlorofluorocarbone le plus abondant (CFC-11) ont été détectées en 2018 et elles pourraient être retracées sans équivoque et faire l’objet de mesures." 

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