Le film inspiré du jeu vidéo Assasin's Creed sortira au ciném le 21 décembre. Flickr

Le film inspiré du jeu vidéo Assasin's Creed sortira au cinéma le 21 décembre. Flickr

Ubisoft a réaffirmé lundi sa détermination à rester indépendant face à son premier actionnaire Vivendi.

Pour faire passer son message, le numéro trois mondial des jeux vidéos a annoncé qu'il était en discussion avec Netflix, l'un des concurrents majeurs du Groupe Canal+, filiale de Vivendi.

A l'occasion d'une exposition retraçant ses 30 premières années, son président-directeur général Yves Guillemot  a ainsi indiqué qu'il menait actuellement des discussions avec le groupe de Reed Hastings sur un projet de série, rapporte Reuters.

Depuis sa création en 1986, Ubisoft a diversifié ses jeux, devenus franchises, dans de multiples univers. Il y a ainsi les costumes du prochain film basé sur "Assassin's Creed", une BD "Watch Dogs", des animations "Lapins Crétins" en réalité virtuelle etc.

Par ailleurs,  Yves Guillemot a une nouvelle fois réaffirmé que le groupe entendait défendre son indépendance face au groupe de médias Vivendi, devenu son premier actionnaire avec 22,5% du capital, devant la famille fondatrice (13%).

"On va s'organiser pour avoir le meilleur contrôle possible", a expliqué Yves Guillemot, ajoutant réfléchir avec les autres membres de sa famille aux différentes options, comme de nouveaux rachats d'actions, à leur disposition.

Ubisoft voit l'eSport comme une nouvelle piste de diversification

Le numéro trois mondial des jeux vidéos envisage de créer dans les cinq ans à venir entre 500 et 1000 emplois en France, son berceau historique.

L'éditeur veut désormais accélérer dans les jeux destinés aux mobiles qui représentent à ce jour moins de 5% de son chiffre d'affaire via des acquisitions ciblées. "Cela reste un métier qu'on va devoir faire grandir", a expliqué à des journalistes Yves Guillemot.

"On étudie régulièrement toutes les sociétés à vendre dans l'environnement", a-t-il ajouté, évoquant des opérations potentielles de l'ordre de 50 à 100 millions d'euros.

Ubisoft, qui convoite aussi de nouveaux segments en plein essor comme le e-sport, mise par ailleurs sur des partenariats, potentiellement capitalistiques.

"Dans certains cas, on discute de comment ils pourraient être présents au capital, mais en minoritaire, et nous aider à développer dans certains pays ces nouveaux métiers", a-t-il ajouté, réfutant que le groupe soit à la recherche d'un "chevalier blanc" pour résister à l'offensive de Vivendi .

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