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L'enseigne de hard discount Mere n'ouvrira finalement pas de magasins en France dès octobre

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L'enseigne de hard discount Mere n'ouvrira finalement pas de magasins en France dès octobre
Février 2019. Des personnes à Leipzig, en Allemagne, attendent l'ouverture des portes d'un magasin de l'enseigne russe de hard discount Mere. © Getty Images/picture alliance
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Toute la presse s'était emparée de l'information au printemps dernier : l'enseigne de grande distribution d'origine russe Mere allait débarquer en France et ouvrir trois magasins d'ici le mois d'octobre. Cela risque d'être au final un peu plus compliqué que prévu. Selon les informations du Parisien, l'implantation ne se fera finalement pas. Au mieux, les magasins Mere ouvriront dans l'Hexagone en décembre, voire plutôt en 2022 en l'état actuel des choses. La raison ? Les démarches administratives auprès des communes de Thionville (Moselle), Sainte-Marguerite (Vosges) et Pont-Sainte-Marie (Aube), villes ciblés par le distributeur russe, n'ont pas suffisamment avancé. Voire pas commencé du tout.

L'enseigne Mere avait annoncé sa volonté de s'implanter dans ces trois communes. Sur son site, on pouvait lire, dans un français approximatif, que "le territoire du région Grand-Est est choisis pour démarrer le développement du réseau" en France, en précisant "en octobre". Mais dans les faits, on n'en est pas encore là. Le maire de la commune de Sainte-Marguerite, André Boulangeot, confirme au Parisien avoir rencontré un représentant de l'enseigne avec qui tout s'est "très bien passé" il y a quelques jours. Même s'il confesse qu'il est toujours en attente de documents pour que le dossier d'implantation avance.

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Du côté de Thionville, la mairie a appris dans la presse l'arrivée d'un magasin Mere sur son territoire, et un représentant de l'enseigne russe devrait être reçu à la mairie d'ici une semaine ou deux. Mais Thierry Ghezzi, l’adjoint au Commerce de la mairie, estime qu'il faudra au moins "deux mois" de délai une fois les démarches vraiment lancées, voire "jusqu'à 4 mois". On est donc loin de la date cible d'octobre. C'est encore pire du côté de la commune de Sainte-Marguerite où la mairie confesse qu'aucune démarche n'a été entreprise par Mere dans la commune à sa connaissance.

L'enseigne Mere propose des prix 10 à 20% plus bas dans des magasins où la présentation des produits est sommaire

Contactés par Le Parisien, les représentants de l'enseigne n'ont pas répondu aux sollicitations du journal. Créés en Russie, les magasins Mere appartiennent au groupe de distribution Torgservis, fondé en 2009 en Sibérie et qui comptent 1 500 magasins dans le pays. La chaîne de supermarché Mere se revendique comme un véritable "hard discounter" : au sein de ses magasins, les produits sont proposés aux clients sur des palettes ou des cartons posés sur le sol. Des étiquettes format A4 de couleur jaune sont scotchées sur les articles pour annoncer le prix. Il y a très peu de personnel dans les points de vente. De quoi faire de sérieuses économies.

Toutes ces économies, ainsi qu'un approvisionnement éclectique, permettent ainsi aux supermarchés Mere d'afficher des prix 10 à 20% plus bas que leurs concurrents. Ce positionnement "hard discounter" permettra à l'enseigne de se positionner différemment de Lidl et Aldi en France. Ces derniers se revendiquent depuis quelques années comme "soft discounter", c'est-à-dire proposant des prix plus bas que Leclerc, Intermarché ou Carrefour, mais avec une expérience agréable en magasin dans des points de vente rénovés. Le feuilleton Mere en France ne fait que commencer.

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