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Les 10 principaux chars de combat en activité dans le monde

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Les 10 principaux chars de combat en activité dans le monde
Le Leopard 2A7+, de conception allemande, est l'un des chars de combat les plus avancés au monde. © AMB Brescia/Wikimedia Commons

Imaginé, en son temps, par Léonard de Vinci, le premier char de combat de l'histoire a vu le jour en 1916. De conception britannique, le Mark I effectue son baptême du feu lors de la bataille de la Somme durant la Première Guerre mondiale avec des résultats contrastés. Du fait d'une technologie encore balbutiante et d'équipages encore peu rompus au maniement d'un tel véhicule, nombre d'exemplaires tombent alors en panne ou sont détruits par l'armée allemande.

Le char d'assaut a rapidement fait des émules parmi les états-majors des différentes armées. Les blindés sont devenus, à l'aune de la Seconde guerre mondiale, des éléments majeurs de la stratégie militaire. Ferdinand Porsche, le fondateur du constructeur automobile éponyme et de Volkswagen, avait dans cette optique développé plusieurs chars au profit du IIIe Reich.

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L'après-guerre a été caractérisé par un développement massif des forces blindées, notamment en Union soviétique. Selon l'Institut international d'études stratégiques, dont les données ont été synthétisées par l'analyste britannique Nicholas Drummond, la Russie continue de devancer les États-Unis et la Chine avec 12 950 chars de combat sur les quelque 73 000 en service. L'armée française, avec 200 blindés, n'apparaît qu'en cinquantième position, mais fait primer la qualité sur la quantité : le char Leclerc est considéré comme l'un des meilleurs au monde.

Les chars de combat actuels, bourrés de technologie, disposent d'une grande mobilité ainsi que d'un arsenal de protection et de défense très avancé.

Voici dix des chars les plus avancés au monde :

K2 Black Panther — Corée du sud

Le K2 Black Panther, photographié durant un entraînement le 26 juin 2012. 대한민국 국군 Republic of Korea Armed Forces/Wikimedia Commons

Le K2 Black Panther, mis en service par l'armée sud-coréenne en 2014, est l'un des chars les plus chers au monde. Coût unitaire : 8,5 millions de dollars (environ 7 millions d'euros). Développé à partir de 1995 par Hyundai Rotem, filiale du constructeur automobile, ce char de combat est équipé d'un canon de 120 millimètres, capable de tirer dix salves par minute. Malgré ses dix mètres de long (canon compris) et ses 55 tonnes, il peut atteindre une vitesse maximale de 70km/h dans un rayon de 450 kilomètres.

Ce char est notamment équipé de blocs de blindage réactif explosif, qui permettent d'atténuer le taux de perforation des projectiles.

Leopard 2A7+ — Allemagne

Un Leopard 2A7, photographié sur une base de l'armée allemande proche de la ville de Münster, le 15 juillet 2015. Boevaya Mashina/Wikimedia Commons

Conçu par l'entreprise allemande Krauss-Maffei Wegmann, le Leopard 2A7+ a été dévoilé pour la première fois en 2010 lors du salon militaire Eurosatory. Ce blindé de près de 11 mètres de long (canon compris) pèse 67 tonnes et peut accueillir un équipage de quatre personnes. À l'image du K2 Black Panther, il est équipé du système de protection NBC permettant de pressuriser l'habitacle pour l'isoler face aux menaces radioactives, biologiques ou chimiques.

Le Leopard 2A7+ possède également un système de protection à 360 degrés contre les roquettes et les mines. En plus de son canon principal de 120mm, le char allemand peut être équipé d'une mitrailleuse ainsi que d'un lance-grenades. Depuis 2011, le Leopard 2A7+ connaît un certain succès à l'export : le Canada, l'Arabie saoudite, le Qatar et la Hongrie font notamment partie des acquéreurs.

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Leclerc — France

Un char Leclerc, photographié durant la parade militaire du 14 Juillet, en 2006. Rama/Wikimedia Commons

Le char Leclerc est entré en service dans l'armée de Terre française en 1992, en remplacement de l'AMX-30. Développé par l'industriel Nexter Systems, ce blindé de 56 tonnes peut atteindre 55km/h en tout terrain et jusqu'à 72 km/h sur route. Son canon de 120mm est accompagné d'une mitrailleuse lourde de 12,7mm ainsi que d'une tourelle anti-aérienne de 7,62mm.

"C’est le seul à être capable de tirer sur une cible fixe jusqu’à 4000 mètres en roulant", se félicite l'armée de Terre. Le Leclerc est équipé du système de gestion du champ de bataille FINDERS (Fast Information, Navigation, Decision and Reporting System), développé par Nexter Systems. Cette interface cartographique en couleur permet de voir les positions des forces alliées, ennemies et des cibles désignées. Un outil numérique de tir est également embarqué, offrant la possibilité à l'opérateur de sélectionner six cibles différentes.

Au-delà de la France, les chars Leclerc équipent également l'armée des Émirats arabes unis.

Challenger 2 — Royaume-Uni

Un Challenger 2 lors d'un entraînement dans le désert d'Oman. UK Ministry of Defence/Wikimedia Commons

Le Challenger 2 est en service depuis 1998 dans l'armée britannique ainsi que dans celle d'Oman. Conçu par BAE Systems, il mesure un peu plus de 8 mètres (canon compris) pour 64 tonnes. Ce char peut embarquer quatre soldats ainsi qu'une cinquantaine d'obus de 120mm. Le champ de vision de l'artilleur est amélioré grâce à un système optronique développé par Thalès, d'une portée de 200 mètres à 10 kilomètres.

Le coût de chacun de ces blindés s'élève à 4,2 millions de livres (environ 4,8 millions d'euros).

T-14 Armata — Russie

Une colonne de chars T-14 Armata, photographiée en 2018 lors d'une répétition de parade militaire à Moscou. Dmitriy Fomin/Wikimedia Commons

Amené à devenir le futur char de combat principal de l'armée russe, le T-14 Armata a été présenté pour la première fois en 2015 lors de la parade célébrant les 70 ans de la victoire contre le nazisme. Le blindé est censé entrer officiellement en service cette année, même s'il a déjà été testé en Syrie. La production en série est également prévue pour cette année.

Doté d'un canon de 125mm et d'une tourelle automatisée, il dispose également d'une mitrailleuse coaxiale de 7,62mm. Son moteur diesel permet de propulser ses quelque 55 tonnes à une vitesse maximale de 90km/h (sur route), dans un rayon de 600 kilomètres.

Les caméras grand angle installées sur le réservoir permettent à l'équipage d'avoir un panorama à 360° autour du blindé. Le T-14 Armata bénéficie également du système de protection NBC.

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Abrams M1A2 — États-Unis

Un Abrams M1A2 photographié lors d'un exercice militaire en Allemagne, le 2 février 2020. U.S. Army National Guard photo by Staff Sgt. Gregory Stevens/Wikimedia Commons

Successeur du M1A1, le char Abrams M1A2 est prévu pour rester en service au-delà des années 2050. Lourd de 62 tonnes, il possède un rayon d'action de 426 kilomètres pour un vitesse de pointe de 66 km/h. Conçu par General Dynamics Land Systems, il embarque un chef de char, un conducteur, un tireur ainsi qu'un chargeur.

Son canon principal de 120mm est accompagné de deux mitrailleuses de 7,62mm et d'une autre de calibre 50. Au niveau de la protection, le M1A2 intègre un lourd blindage extérieur en composite ainsi qu'un blindage en acier à l'uranium appauvri. Le conducteur dispose aussi d'une image thermique qui améliore sa vision de nuit.

Le Government Accountability Office, l'organisme d'audit du Congrès américain, a évalue son coût unitaire à 12,5 millions de dollars (environ 10,3 millions d'euros).

Type 10 (TK-X) — Japon

Un char Type 10 de l'armée de terre japonaise, photographié le 28 mai 2017. Wikimedia Commons

Développé par Mitsubishi Heavy Industries et mis en service en 2012, le Type 10 a été conçu pour offrir une capacité de projection plus rapide aux forces japonaises : avec ses 48 tonnes, il est plus léger et maniable que son grand frère, le Type 90. Cet engin, armé d'un canon de 120mm, est équipé d'un blindage en composite céramique et d'acier nanocristallin le protégeant des roquettes et des munitions anti-char. Le Type 10 est également doté d'une mitrailleuse lourde de 12,7mm et d'une coaxiale de 7,62mm.

Ce char bénéficie également d'un système de contrôle de tir amélioré et d'un télémètre laser pour engager des cibles stationnaires et mobiles.

Son moteur V8 lui permet d'atteindre les 70 km/h tant en marche avant qu'en marche arrière, pour un rayon d'action de 440 kilomètres. Chaque exemplaire du Type 10 coûte 954 millions de yens (environ 7,2 millions d'euros).

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VT-4 — Chine

Char de combat de troisième génération, le VT-4 a été mis au point par l'industriel Norinco. Principalement destiné à l'export, il a été mis en service pour la première fois en 2017 par l'armée thaïlandaise. Il est équipé d'un blindage composite ainsi que d'un blindage réactif explosif.

Son canon de 125mm peut, entre autres, tirer des munitions HEAT (destinées à percer un blindage de char) et des missiles guidés d'une portée de cinq kilomètres. Il est accompagné d'une mitrailleuse lourde de 12,7mm. Le blindé de 52 tonnes peut accueillir trois membres d'équipage — un chef de char, un artilleur et un conducteur.

Le VT-4 bénéficie d'un système de protection active (APS) sur chacun de ses parois, qui détecte dans un rayon de 100 mètres les projectiles tirés en direction du char avant de tirer une salve de défense et éviter l'impact.

Outre la Thaïlande, la Chine a également livré des VT-4 au Pakistan ainsi qu'au Nigeria. Le prix de chaque VT-4 atteint 4,9 millions de dollars (environ 4 millions d'euros).

T-90M — Russie

Le char russe T-90M photographié le 27 juin 2012. Vitaly V. Kuzmin/Wikimedia Commons

Version améliorée du T-90, le T-90M a été mis en service en 2019. Ce blindé de 48 tonnes, fabriqué par Uralvagonzavod, peut accueillir trois membres d'équipage. Sa carrosserie est recouverte d'un blindage réactif explosif baptisé Relikt — il bénéficie en outre du système de protection NBC. Son canon de 125mm est 15 à 20% plus précis que celui installé sur son prédécesseur. Le T-90M peut même tirer des missiles guidés anti-chars sur des hélicoptères volant à une faible altitude, avec une portée de 4 à 5 kilomètres.

Le blindé possède en outre une mitrailleuse lourde de 12,7mm contrôlée à distance ainsi qu'une mitrailleuse coaxiale de 7,62mm.

Merkava Mark IV — Israël

Un char Merkava, équipé du système de protection Trophy, photographié le 20 juillet 2014 durant l'opération "Bordure protectrice". IDF Spokesperson Unit/Wikimedia Commons

Équipé du système de protection active Trophy, le Merkava Mark IV est le dernier-né de cette catégorie. Le premier bataillon de Mark IV est entré en service en 2004. La dernière version du Mark IV, Barak, a été présentée en juillet 2018. Elle comprend de nombreuses améliorations, notamment des capteurs améliorés et des capacités d'intelligence artificielle et de réalité virtuelle. Un casque de réalité augmentée permet à l'équipage d'avoir une vue d'ensemble aux abords du blindé.

Long de 7,60 mètres et large de 3,72 mètres, il peut transporter huit soldats d'infanterie en addition au triptyque chef de char-conducteur-artilleur. Avec son canon de 120mm, il peut faire feu en se déplaçant, notamment sur des hélicoptères. Le système informatique de mise à feu permet de verrouiller une cible en mouvement, même si le char se déplace simultanément.

Le Merkava Mark IV dispose également d'une mitrailleuse de 7,62mm et d'un mortier de 60mm piloté depuis l'habitacle — ce dernier ayant une portée de 2 700 mètres. Ses 65 tonnes sont propulsées par un moteur diesel V12, qui offre une autonomie de 500 kilomètres. Son coût unitaire, qui n'a jamais été officiellement divulgué, avoisinerait les 6 millions de dollars (environ 4,9 millions d'euros).

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