Les 14 villes les plus dynamiques au monde pour installer sa startup

Station F, accélérateur de création de startups installé à paris. Facebook/Station F

Il y a quelques semaines, Emmanuel Macron a annoncé la mobilisation de quelque cinq milliards d'euros par plusieurs investisseurs, sur trois ans, afin de favoriser l'émergence de startups françaises. Depuis son élection en 2017, le président de la République fait le VRP de la French tech afin de faire émerger des nouvelles grandes entreprises susceptibles d'employer des dizaines de milliers de personnes, alors que la compétition en Europe et dans le monde entier est féroce. Chaque pays, chaque ville déploient des arguments économiques, financiers, administratifs pour attirer les entreprises du numérique, leurs salariés, leurs futurs employés, leurs familles et leur pouvoir d'argent réel ou potentiel.

Pour y parvenir, la France entend créer un écosystème favorable. Le pays commence depuis trois ans à rattraper son retard en Europe sur le volume de fonds levés et le nombre de personnes travaillant dans des startups. Néanmoins, elle reste encore à la traîne par rapport au Royaume-Uni et d'autres écosystèmes du monde entier au premier desquels la Silicon Valley. Car pour réussir, une startup doit éviter de travailler de manière isolée et de construire quelque chose dont personne n'a vraiment besoin. L'effet réseau, l'accès rapide aux financements et conseils, est clé.

La plateforme Startup Blink a réalisé un travail de comparaison pour éditer un classement des pays et villes les plus dynamiques pour des jeunes entreprises du numérique. Pour ce faire, Sratup Blink a collecté des milliers de data en provenance de 50 0000 membres de sa communauté (universités, startups) sur trois aspects : la quantité (nombre de startups, espaces de coworking, événements, etc.), la qualité (base de clients, chiffre d'affaires, existence d'entreprises valant plus d'un milliard de dollars, etc.) et l'environnement business (accès à internet, administration, avantages financiers, etc.).

Voici les 14 villes les plus dynamiques au monde pour installer sa startup, avec l'évolution par rapport à l'année précédente, selon le classement de Startup Blink.

14. Tokyo, Japon (+15 places) — Le dynamisme de l'écosystème tech de la ville profite de la présence de Softbank Group, l'un des plus gros investisseurs de la tech dans le monde.

Moyan Brenn / Flickr

13. Austin, Etats-Unis (-1) — La ville texane fait partie des villes comme Denver a avoir connu un récent boom de son attractivité, incarnée par le festival de musique, de film et de technologie South By South West (SXSW).

Austin, Etats-Unis. Flickr/Jorge Cancela

12. Paris, France (-2) — La French Tech est surtout une Paris Tech. C'est la seule ville française faisant partie du top 100, prouvant qu'il y a encore du travail à faire. Sur le critère de la quantité, Paris est à la traîne par rapport à ses voisines de Londres et Berlin sur le nombre de startups, espaces de coworking, accélérateurs ou événements.

Station F, accélérateur de création de startups installé à paris. Facebook/Station F

A lire aussi — Meero rejoint le clan des licornes françaises, voici les autres startups fondées en France valorisées plus d'1 Md$

11. Bangalore, Inde (+10) — La ville indienne a fait un bond en un an grâce à une accélération sur le critère de quantité.

La ville de bangalore. Pexels/Satvik Shahapur

10. Moscou, Russie (+4) — "Moscou est un exemple de mégapole dotée d'un écosystème exceptionnel et abritant certains des entrepreneurs tech les plus talentueux au monde", particulièrement dans l'informatique, écrit Startup Blin dans son rapport. 160 000 développeurs travailleraient dans la capitale russe.

9. Seattle, Etats-Unis (=) — Berceau de Microsoft et Amazon, Seattle est l'un des écosystèmes historiques pour les startups aux Etats-Unis.

Seattle. Wikimedia Commons

8. Chicago, Etats-Unis (=) — Chicago maintient sa place parmi les villes les plus attractives pour les startups dans le monde.

Chicago. Pixabay/Pexels

7. Berlin, Allemagne (-2) — La capitale allemande perd deux places, à l'instar de Paris. La ville, doté d'un écosystème animé, compte énormément de startups B to C. L'étude pense que les prochaines licornes plus matures proviendront davantage du sud, de la région de Munich.

6. Tel Aviv, Israël (+1) — Reconnue pour héberger des succès mondiaux comme les applications Waze ou Viber, Tel Aviv bénéficie notamment d'un fort réseau de TPE-PME et instituts de recherche et universités qui collaborent ensemble. Les salaires des développeurs sont généreux en Israël.

Tours du boulevard Rothschild en 2014. Ynhockey/Wikimedia Commons

5. Boston, Etats-Unis (+1) — A l'instar de Tel Aviv, Boston a tissé des liens étroits entre institutions publiques et startups. La ville a aussi tissé des liens particuliers avec Cambridge — un effet 'cluster' dont les jeunes entreprises profitent en terme d'innovation.

4. Los Angeles, Etats-Unis (=) — Pas de changement pour Los Angels qui est loin derrière le trio de tête mais reste une place forte historique pour installer sa startup, à quelques heures de la Silicon Valley.

3. Londres, Royaume-Uni (=) — Même avec le vote sur le Brexit, même si la France se targue de rattraper le Royaume-Uni en terme d'attractivité pour ses startups, la capitale londonienne demeure la première ville en Europe pour installer sa startup. Avec un écosystème dense, Londres a participé à la création de licornes et représente bien 'une magalopole où des projets de grande ampleur se construisent', note le rapport.

2. New York, Etats-Unis (=) — New York conserve sa deuxième place du classement des écosystèmes les plus favorables aux startups. Les salaires des développeurs y sont élevés, son attractivité naturelle, sa place financière et sa situation géographique en font un endroit prisé, notamment des entreprises européennes. 

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Les 40 startups françaises choisies par le gouvernement pour être choyées et en faire des étendards de la French Tech

VIDEO: Ces 8 hommes détiennent autant d'argent que la moitié de la population mondiale la plus pauvre