Les 27 de l'Union européenne acceptent de reporter une 3e fois le Brexit

Donald Tusk, président du Conseil européen, le 18 octobre 2019. Michal Busko/Spus/Abaca

Les 27 pays de l'Union européenne (UE) se sont accordés pour un nouveau report du Brexit. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé dans un message posté sur Twitter, lundi 28 ocotbre, que l'UE avait donner son feu vert pour que la  sortie du Royaume-Uni intervienne seulement le 31 janvier 2020. "Les 27 se sont accordés pour accepter la demande du Royaume-Uni pour un report flexible du Brexit jusqu'au 31 janvier 2020", a écrit Donald Tusk sur le réseau social. Il a aussi précisé que cette décision sera formalisée par une procédure écrite.

La France, pays le plus réticent à un report long, a donné son accord à cette nouvelle prolongation mais avec des conditions. Le projet sur la table prévoit une date butoir au 31 janvier, mais avec la possibilité que le Royaume-Uni quitte l'UE au 30 novembre ou au 31 décembre en cas de ratification de l'accord de sortie avant ces échéances, selon un document consulté par l'AFP.

Toute renégociation de l'accord est exclue

La réunion des ambassadeurs a fait suite à un week-end d'intenses consultations, notamment entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Boris Johnson qui se sont entretenus au téléphone dimanche. Le texte est accompagné d'une déclaration politique dans laquelle l'UE justifie sa décision, exclut toute renégociation de l'accord et demande la nomination d'un commissaire européen britannique, selon cette même source.

Les 27 ont décidé de ne pas attendre la décision des députés britanniques, qui doivent se prononcer lundi après-midi sur la tenue d'élections anticipées en décembre voulues par Boris Johnson. "L'UE ne veut pas être en réaction mais veut maintenir la pression pour la ratification de l'accord de sortie", a indiqué la source diplomatique. Les 27 ont convenu de se décider par le biais d'une procédure écrite entre dirigeants.

Pour obtenir la tenue d'élections législatives le 12 décembre, le Premier ministre britannique aura besoin lundi après-midi des deux tiers des voix à la Chambre des communes. Le Premier ministre conservateur, qui n'a plus de majorité, a déjà échoué à deux reprises au mois de septembre dans son entreprise de convoquer un scrutin.

Après un référendum en juin 2016 où les Britanniques ont voté à 52% pour quitter l'UE, le divorce était initialement prévu le 29 mars. La date a déjà été repoussée à deux reprises, au 12 avril puis au 31 octobre.

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