L'une des stars du club de Monaco, ici à l'entrainement, serait concerné par les Football Leaks. REUTERS/Eric Gaillard

Radamel Falcao, l'une des stars du club de Monaco, ici à l'entrainement, serait concerné par les Football Leaks. REUTERS/Eric Gaillard

Le parquet national financier (PNF) français a annoncé ce mardi l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "blanchiment de fraudes fiscales aggravées", suite aux révélations de 12 journaux européens sur l'évasion fiscale de grands noms du football mondial, dite "Football Leaks".

Au vu de ces articles de presse, le PNF a décidé de lancer une enquête pour identifier d'éventuels footballeurs, résidents fiscaux en France, qui ne seraient pas en règle avec leurs obligations pour des revenus ayant attrait à leur activité de joueur ou leurs droits à l'image.

En cas d'infraction constatée, les contrevenants s'exposent à trois procédures selon Jean-Marc Toublanc, secrétaire général du Parquet national financier, interrogé par le journal L'Equipe:

  • "Soit on laisse l'administration fiscale poursuivre et redresser fiscalement les personnes qui n'auraient pas déclaré tout ou partie de leur patrimoine et de leurs revenus".
  • "Soit le Parquet national financier prend la main en lieu et place de l'administration fiscale si notamment elle n'a pas mené de contrôle ou n'entend pas le faire". La personne risque d'être renvoyé devant le tribunal correctionnel et donc des peines au pénal.
  • "Soit encore nous pouvons agir ensemble, c'est-à-dire mener à la fois un redressement après contrôle et une enquête pénale si les faits qui apparaissent sont particulièrement graves".

Pour son enquête, le PNF va recouper les fichiers de l'administration fiscale avec les documents qu'elle demandera aux autorités judiciaires étrangères.

Jean-Marc Toublanc estime que cela prendra "plusieurs mois, voire plus d'un an".

En France, les footballeurs argentins du PSG Angel Di Maria et Javier Pastore ont été accusés par Mediapart d'évasion fiscale.

Il semblerait aussi que le club du FC Nantes est détenu par une société dont le siège social est une boîte aux lettres basée dans une commune en périphérie de Bruxelles, selon les informations de L'Echo.

Concernant les peines encourues pour des faits de fraude fiscale aggravée ou de blanchiment de fraude fiscale aggravé, les peines encourues depuis 2012 sont de 7 ans d'emprisonnement, deux millions d'euros d'amende, et des peines complémentaires de confiscation, notamment des avoirs bancaires ou de biens immobiliers.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : La justice française va examiner les pratiques fiscales douteuses du monde du football

VIDEO: Les traînées blanches laissées par les avions dans le ciel peuvent vous aider à prédire le temps — voici comment