Les 4 conditions posées par Bruno Le Maire à la fusion de Renault avec Fiat Chrysler

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire. REUTERS/Benoit Tessier

Le gouvernement français se montre favorable à un mariage entre le constructeur tricolore Renault et le groupe italo-américain Fiat Chrysler Automobiles (CFA). Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a toutefois posé quatre conditions à un tel rapprochement, mardi 28 mai, au lendemain de la publication du communiqué de CFA détaillant le projet. Au micro de RTL, il a notamment évoqué "une belle opportunité" pour Renault et l'industrie automobile européenne, avant de préciser qu'il restait "très vigilant" sur un "certain nombre de garanties". 

La première d'entre elles est la préservation des sites et emplois industriels français. La deuxième, c'est que cette fusion se fasse dans le cadre de l'alliance avec le constructeur japonais Nissan, qui ne semble pour le moment pas associé au projet. Bruno Le Maire veut aussi que les intérêts français soient bien représentés dans la future gouvernance à la tête du nouvel ensemble, bien que la participation de l'Etat devrait s'en trouver diluée de moitié, passant de 15% chez Renault actuellement à 7,5% du capital de la nouvelle entité. Enfin, il demande que le nouveau groupe créé s'approvisionne en batteries auprès du futur consortium européen en cours de création pour ne plus dépendre des fournisseurs chinois et coréens, précise Reuters. 

"C'est à Jean-Dominique Senard (président de Renault, ndlr) de revenir vers moi dans les jours qui suivent, puisque j'ai donné mon accord à l'ouverture des négociations, sur les garanties qu'il a pu obtenir de la part de Fiat sur l'empreinte industrielle de Renault en France", a ajouté le ministre de l'Economie. La fusion à 50-50 entre le constructeur français et Fiat Chrysler doit donner naissance au troisième constructeur automobile mondial, derrière Volkswagen et Toyota

Ce projet suscite toutefois des interrogations en matière d'emploi et sur l'équilibre des forces dans le nouvel ensemble. La CGT a demandé à ce que le gouvernement conserve une minorité de blocage "pour faire prévaloir les intérêts français", rapporte Reuters. La CFE-CGC, première organisation syndicale de la marque au losange, attend de son côté de connaître "le degré de préservation des intérêts des salariés du groupe Renault en France" avant d'émettre un avis, selon l'agence de presse.

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