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Les 5 seuls vols intérieurs qui devraient disparaître avec la loi Climat

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Les 5 seuls vols intérieurs qui devraient disparaître avec la loi Climat
© Free-Photos/Pixabay

Le projet de loi issu de la Convention citoyenne pour le climat comprend de nombreuses mesures en faveur de l'environnement, comme l'accroissement de la vente en vrac, la fin des publicités pour les énergies fossiles ou l'interdiction de louer des passoires thermiques à partir de 2028. Mais le diable se cache dans les détails. Et la mesure prévoyant de supprimer les liaisons en avion réalisables en moins de deux heures et demie en train l'illustre bien. Si le texte était adopté tel quel, seuls cinq vols intérieurs en France devraient aujourd'hui cesser, selon les projections du Réseau Action Climat (RAC).

Autant dire que la portée de cette mesure, qui devrait exclure l'aéroport international de Roissy pour préserver les vols de correspondance, serait pour le moins limitée. Elle ne réduirait que de "6,6% les émissions de CO2 issues des vols métropolitains, et de 0,5% les émissions de l'ensemble des vols au départ de la France", a calculé le RAC. Sur la centaine de connexions intérieures existantes (hors Corse et Outre-mer), seules les liaisons Paris-Bordeaux, Paris-Lyon, Paris-Nantes, Paris-Rennes et Lyon-Marseille disparaîtraient, souligne l'ONG Greenpeace, membre du RAC, dans un rapport publié jeudi 21 janvier.

Si les lignes à moins de cinq heures en train étaient supprimées, le bénéfice serait alors beaucoup plus grand, puisque cela engendrerait une diminution de 60,6% des émissions de C02 des vols métropolitains et de 4,5% des émissions de l'ensemble des vols au départ de la France, fait valoir le RAC. En attendant, le projet de loi climat, qui doit être présenté le 10 février en conseil des ministres, permettrait l'arrêt de seulement trois connexions aériennes sur les 15 transportant le plus de passagers en 2019.

Voici les 15 liaisons aériennes les plus polluantes de France métropolitaine, selon Greenpeace :

  1. Paris-Nice : 3 183 794 de passagers en 2019, l'équivalent de 225 kilotonnes (kt) de C02 émis
  2. Paris-Toulouse : 3 216 294 de passagers, 213 kt de CO2 émis
  3. Paris-Marseille : 1 559 838 de passagers, 127 kt de CO2 émis
  4. Paris-Bordeaux : 1 218 160 de passagers, 89 kt de CO2 émis
  5. Paris-Montpellier : 989 040 passagers, 68 kt de CO2 émis
  6. Paris-Biarritz : 631 400 passagers, 49 kt de CO2 émis
  7. Paris-Brest : 560 965 passagers, 42 kt de CO2 émis
  8. Paris-Pau : 478 837 passagers, 39 kt de CO2 émis
  9. Paris-Lyon : 696 119 passagers, 38 kt de CO2 émis
  10. Lyon-Nantes : 560 854 passagers, 37 kt de CO2 émis
  11. Bordeaux- Marseille : 426 631 passagers, 37 kt de CO2 émis
  12. Paris-Toulon : 392 272 passagers, 32 kt de CO2 émis
  13. Paris-Nantes : 551 130 passagers, 27 kt de CO2 émis
  14. Lyon-Toulouse : 428 130 passagers, 23 kt de CO2 émis
  15. Paris-Clermont : 280 792 passagers, 13 kt de CO2 émis

Les émissions de CO2 du transport aérien en France sont estimées à 23,4 millions de tonnes en 2019, soit 3,5% environ de l'empreinte carbone totale du pays, rappelle Le Monde. Elles se sont accrues de 17% par rapport à 2010.

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