Les 737 Max de Boeing auraient pu être interdits de vol avant le crash d'Ethiopian Airlines

Le cockpit d'un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie Jet Airways, à Mumbai en Inde, le 28 juin 2018. REUTERS / Abhirup Roy

Boeing est encore loin d'être sorti de la zone de turbulences. Le constructeur aéronautique doit faire face à de nouvelles révélations concernant son appareil 737 Max impliqués dans deux crashs, celui de Lion Air le 30 octobre 2018 et d'Ethiopian Airlines le 10 mars 2019. Selon le Wall Street Journal, les inspecteurs de l'Agence fédérale de l'aviation (FAA), l'autorité de régulation de l'aviation civile aux Etats-Unis, ont envisagé de clouer au sol une partie de la flotte des 737 Max l'an passé, avant de rapidement se raviser.

La FAA a découvert que l'avionneur américain, grand rival d'Airbus, avait désactivé le signal lumineux d'alerte devant avertir des dysfonctionnements du système antidécrochage MCAS dont sont équipés les 737 Max. La compagnie aérienne Southwest Airlines, qui possède la plus importante flotte de 737 Max avec 34 appareils en service, n'avait pas été mise au courant de cette désactivation automatique. Ce n'est qu'après l'accident de Lion Air que Boeing a communiqué sur le sujet auprès du transporteur américain. "Après l'accident de Lion Air, Boeing a informé Southwest que les signaux étaient inopérables si on n'avait pas pris l’option", a précisé la porte-parole de Southwest Airlines, rapporte Le Figaro

La FAA n'a pas commenté ces révélations, un porte-parole ayant simplement indiqué que ce signal d'alerte était "une option" payante pour les compagnies aériennes. Les 737 Max de Lion Air et d'Ethiopan Airlines n'en étaient en tout cas pas équipés.

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