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Les accords de Ségur octroient 8,1 Mds€ aux personnels hospitaliers

Les accords de Ségur octroient 8,1 Mds€ aux personnels hospitaliers
Les salariés de l'hôpital vont bénéficier d'une hausse de 183 euros net mensuels de leur salaire. © Cyril Marcilhacy/Bloomberg via Getty Images

C'est un premier pas pour améliorer notre système de santé et mieux reconnaître les travailleurs en son sein, indispensables dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19. Des accords salariaux ont été signés lundi 13 juillet dans le cadre du "Ségur de la santé", octroyant 8,1 milliards d'euros aux personnels hospitaliers. "Personne ne doit douter qu'il s'agit d'un moment historique pour notre système de santé", a déclaré le Premier ministre à l'issue d'une cérémonie de signature des accords avec les syndicats, organisée à Matignon.

Ces accords, conclus après sept semaines de négociation, profiteront à "tous les personnels hospitaliers", "quelle que soit leur catégorie, quel que soit l'établissement ou le service dans lequel ils travaillent", a-t-il ajouté. Selon le chef du gouvernement, qui s'exprimait aux côtés du ministre de la Santé Olivier Véran, les "accords de Ségur" sont "d'abord une reconnaissance considérable à l'égard de celles et ceux qui ont été en première ligne dans la lutte contre cette épidémie". "Je n'ai pas de mal à dire qu'en ce sens, au-delà de la reconnaissance de leur action, il s'agit d'une forme de rattrapage par rapport à des années de retard ou chacune et chacun, et peut-être moi-même a sa part de responsabilité", a-t-il insisté.

Un premier volet sur trois pour la santé

Les "accords de Ségur" prévoient une enveloppe de 7,5 milliards pour les personnels paramédicaux (infirmiers, aides-soignants) et autres non médicaux (techniciens, agents administratifs...), avec à la clé une hausse de salaire de 183 euros net mensuels pour les salariés. Concernant les médecins, une enveloppe de 450 millions d'euros a été mise sur la table, destinée principalement à augmenter l'indemnité de "service public exclusif", versée aux praticiens qui s'engagent à ne travailler que dans les hôpitaux publics.

L'accord sur les personnels non médicaux a été signé par trois syndicats majoritaires : FO, la CFDT et l'Unsa. Les deux autres syndicats représentatifs (CGT et SUD) n'ont pas souhaité le valider. Concernant les médecins, trois syndicats majoritaires ont également donné leur feu vert : l'INPH, le CMH et le Snam-HP. Les deux autres syndicats représentatifs (APH et Jeunes médecins) ont dénoncé des arbitrages "incompréhensibles" et un "simulacre de négociations".

Ces accords salariaux, au cœur des discussions menées depuis fin mai sous la houlette de Nicole Notat, ne sont que l'un des volets du "Ségur de la santé", destiné à améliorer les conditions de travail des soignants et la prise en charge des patients. Les trois autres volets, qui portent sur l'investissement et le financement des hôpitaux, la gouvernance, et l'organisation territoriale du système de soins, feront l'objet d'annonces "très fortes" dans les prochains jours, a assuré Olivier Véran.

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