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Les algues des makis japonais pourraient être dangereuses pour la santé selon l'Anses


Les algues utilisées pour les makis contiennent du cadmium, une substance classée cancérogène pour l’Homme. © Josue Cordero/ Pixabay

C’est une mauvaise nouvelle pour les amateurs de maki, salade de wakamé et autres mets à base d’algues. Dans un rapport publié mardi 28 juillet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) met en garde les consommateurs sur la dangerosité des algues destinées à l’alimentation. En effet, ces algues contiennent du cadmium, une substance classée cancérogène pour l’Homme, mais également reconnue comme étant "mutagène et toxique pour la reproduction". Le communiqué de l'Anses explique que "les quelque 250 analyses des prélèvements concernant des algues non transformées mettent en évidence des concentrations de cadmium dépassant, pour 26% d’entre elles, la valeur maximale de 0,5 mg/kg de poids sec recommandée par le CHSPF (Conseil supérieur d’hygiène public de France)".

Cette substance peut entraîner chez l'Homme des dommages importants, comme des atteintes rénales ou une fragilité osseuse, "lors d’une exposition prolongée, notamment par voie orale via l’alimentation et l’eau de boisson", précise l'agence. Or, cette algue est déjà bien présente dans l’assiette de nombres de Français, notamment dans la restauration japonaise. Mais pas seulement puisque, "consommées comme des légumes ou transformées (séchées, salées, fraîches, en bocaux...), certaines espèces d’algues sont également utilisées dans les compléments alimentaires". Pour éviter une surexposition des consommateurs au cadmium, l'Anses recommande "une concentration maximale en cadmium aussi basse que possible dans les algues alimentaires" et préconise "0,35 milligramme par kilogramme de matière sèche dans les algues alimentaires", compte-tenu de la teneur en cadmium que contient en moyenne un régime alimentaire usuel.

Un risque de contamination plus élevé lorsque les algues sont mélangées à d'autres aliments

"Le cadmium est un contaminant très répandu dans l’environnement à l’état naturel et en raison de l’activité humaine, notamment agricole et industrielle. Il pénètre facilement dans les végétaux par leurs racines et entre ainsi dans la chaîne alimentaire", souligne l’Anses. Les algues, par leurs teneurs élevées en polysaccharides, ont tendance à absorber des substances métalliques présentes dans l'environnement, comme le cadmium, le plomb ou de l’arsenic. L’Agence rappelle d'ailleurs que "la Commission européenne envisage de fixer des teneurs maximales en arsenic, plomb et cadmium dans les algues".

En outre, le rapport des autorités sanitaires précise que les contaminations au cadmium sont plus importantes pour les macro-algues rouges (comme le nori présent dans les makis ou utilisé sous forme de feuille séchée) ou brunes (comme le wakamé que l'on retrouve dans les salades). De plus, le risque de sur-exposition aux contaminants chimiques est plus élevés lorsque la consommation d'algues est combiné avec des aliments tiers, "c’est notamment le cas pour l’arsenic inorganique lorsque la consommation de l’algue Hijiki Hizikia fusiforme est associée à celle du riz".

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Business Insider
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