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Les autorités alertent sur les gels hydroalcooliques qui n'en sont pas, voici comment éviter les erreurs

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© Getty Images/Luis Alvarez
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Un produit est devenu indispensable à notre quotidien cette année : le gel hydroalcoolique. Ses ventes ont progressé de manière forte en 2020 dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 et la mise en place des gestes barrière. Mais il est encore parfois compliqué pour le consommateur de faire son choix, et notamment de comprendre la différence entre le véritable gel hydroalcoolique, biocide, et le gel pour les mains qui appartient à la catégorie des produits cosmétiques.

La DGCCRF, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, a rendu public un document mis en place par la Commission Européenne et tous les États membres clarifiant les mentions devant figurer sur les produits et les obligations légales des fabricants. Il existe aujourd'hui deux types de gels différents pour les mains. D'une part les gels hydroalcooliques, qui détruisent les organismes pathogènes vivants comme les bactéries ou les champignons, et sont donc efficaces dans la lutte contre le Covid-19. D'autre part, les gels pour les mains qui sont eux des produits cosmétiques et qui ne servent qu'à nettoyer les mains, ou à modifier leur odeur. Ils ne sont pas biocides, et donc sans garantie sur leur capacité à lutter contre les virus.

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Les éléments à vérifier sur l'emballage des gels hydroalcooliques

Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, si on ne peut pas se laver les mains avec de l'eau et du savon, seuls les gels hydroalcooliques sont donc efficaces. Mais alors, comment ne pas se tromper quand on en achète ? Un certain nombre de critères sont à vérifier au moment de l'achat :

  • les gels hydroalcooliques sont soumis à la réglementation sur les produits chimiques et doivent ainsi comporter des caractéristiques précises sur leur emballage. Notamment des mentions écrites de "danger", un pictogramme "danger" ou "produit inflammable".
  • le nom et le pourcentage minimum d'alcool présent dans le produit doivent obligatoirement figurer sur l'emballage, contrairement aux gels cosmétiques. Par exemple : "ethanol 72%". Un gel hydroalcoolique doit contenir au moins 60% d'alcool dans sa composition.
  • les normes NF EN 14885 ou NF EN 14476 doivent également figurer sur l'emballage.
  • les gels hydroalcooliques peuvent aussi avoir des mentions du type "anti Covid-19", "tue x% des bactéries", "antibactérien" ou encore "usage médical" ou toute référence à une maladie ou une pandémie. Ces allégations verbales ou allusions sont strictement interdites sur les gels pour les mains cosmétiques et uniquement réservées aux gels hydroalcooliques.

À noter que, selon la DGCCRF, le fait "d'entretenir la confusions entre un produit cosmétique et un produit biocide" peut être qualifié de "pratique commerciale trompeuse" et puni d'un an d'emprisonnement et d'une amende de 300 000 euros.

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