Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Les banquiers de JPMorgan n'ont plus le droit de lire le Financial Times au bureau

Les banquiers de JPMorgan n'ont plus le droit de lire le Financial Times au bureau
© Wikimedia Commons/Steve Jurvetson

Les salariés de la banque américaine JPMorgan n'ont plus accès à la version numérique du quotidien économique Financial Times sur leurs ordinateurs de bureau, a confirmé la banque, invoquant son souci d'éviter d'éventuels "problèmes de copyright".

Les banquiers ont été privés d'accès au site depuis une semaine, a indiqué un porte-parole de JPMorgan à Business Insider par mail mercredi.

Les employés de JPMorgan peuvent toujours utiliser leurs appareils personnels pour accéder aux articles du FT, à condition de "respecter les droits de propriété intellectuelle détaillés dans notre Code de Conduite", poursuit son communiqué.

JPMorgan emploie 235.000 personnes dans le monde, d'après le rapport annuel 2015 de la banque.

Il n'est pas clair ce que ces "éventuels problèmes de copyright" impliquent, même si Paul Murphy, le créateur du blog du Financial Times Alphaville, écrit dans une note : "Eh non — ce n'est pas une querelle de copyright — c'est parce qu'ils partagent des contenus du FT à travers tout le bâtiment de JPM sans payer les droits."

"Le journalisme coûte de l'argent", a-t-il ajouté.

Selon Bloomberg, citant des sources proche du dossier, JPMorgan a mis en place ces blocages par crainte que certains de ses employés aient enfreint le droit d'auteur en copiant-collant du texte d'articles du FT et en les partageant.

Le Financial Times n'a pas souhaité commenter. Cette information a été révélée en premier sur Twitter par Harry Wilson, journaliste au Times.

Le site du FT est protégé par un paywall et vend des abonnements numériques collectifs pour £336 (377 euros) par personne.

L'abonnement individuel au site coûte £7,75 par semaine soit £403 (452 euros) par an. Sans abonnement, les lecteurs ne peuvent accéder qu'à une petite partie de contenus du FT.

Version originale : Will Martin/Business Insider UK

Découvrir plus d'articles sur :