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Les bénéfices de HSBC chutent à cause de la vente de sa filiale au Brésil

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Les bénéfices de HSBC chutent à cause de la vente de sa filiale au Brésil
© REUTERS/Bobby Yip/File Photo

HSBC Holdings a nettement amélioré son ratio de fonds propres dur, à 13,9% à la fin du troisième trimestre, un bon point pour ce qui concerne de futurs dividendes. Mais la banque a aussi annoncé lundi 7 novembre 2016 une chute de son bénéfice imposable.

Le ratio était de 12,1% fin juin et de 11,9% fin 2015.

HSBC a fait état d'un recul de 86% de son bénéfice imposable du troisième trimestre, à 843 millions de dollars (762 millions d'euros), en raison d'une perte de 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d'euros) liée à la vente de sa filiale brésilienne pour 5,2 milliards de dollars.

La dernière des grandes banques britanniques à publier ses trimestriels a également pâti de mouvements de change défavorables.

Le bénéfice imposable ressortait à 6,1 milliards de dollars un an plus tôt et les analystes financiers avaient tablé en moyenne sur 2,45 milliards de dollars, selon un consensus établi par la banque.

Hors élément exceptionnels, le bénéfice imposable a toutefois augmenté de 7%, à 5,6 milliards de dollars grâce à la hausse des revenus de la division qui abrite sa banque d'investissement.

L'amélioration du ratio de capital s'explique par une modification du "traitement réglementaire" de l'investissement dans l'établissement chinois Bank of Communications, a expliqué le directeur général Stuart Gulliver.

Il estime que cette évolution du ratio "renforce notre aptitude à soutenir le dividende, à investir dans l'entreprise et, à moyen terme, à envisager des rachats de titres".

"Cela nous confère aussi une réelle capacité de gérer un environnement réglementaire qui reste incertain", a-t-il ajouté.

De fait, pour les analystes de Bernstein, la hausse du ratio de capital doit permettre à la banque de préserver son dividende en dépit de la contraction du résultat.

"Pour ceux qui recherchent le rendement, en l'occurrence des investisseurs qui n'ont cessé de soutenir la valorisation de cette action, elle représente un placement sûr pour les six à neuf mois à venir", écrit Bernstein, qui estime que l'action sous-performe au vu de sa valorisation élevée.

Le programme de rachats de titres de 2,5 milliards de dollars annoncé en août est réalisé à hauteur de 59% et doit être achevé d'ici la fin de l'année ou le début 2017, a encore annoncé la banque.

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