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Les Bourses chutent dans le monde avec la propagation du variant Delta

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Les Bourses chutent dans le monde avec la propagation du variant Delta
Un trader à la Bourse de New York. © Michael Nagle/Bloomberg via Getty Images
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Le variant Delta commence à sérieusement inquiéter les investisseurs. Les marchés boursiers reculaient fortement en Europe et en Asie lundi 19 juillet, plombés la crainte de voir le rebond de l'épidémie de Covid-19 entraver la reprise économique. En Europe, Londres perdait 1,85% vers 11h et Paris reculait de 1,84% après avoir lâché jusqu'à 2,02%. Milan cédait 2,60% et Francfort 1,80%. Plus tôt en Asie, les investisseurs n'ont pas manqué de raisons d'être prudents : craintes inflationnistes, propagation du variant Delta, hausse des prix du pétrole, repli de la Bourse de New York... Tokyo a perdu 1,25%, Hong Kong 1,84% et Shanghai a fini quasi stable (-0,01%).

Vendredi, Wall Street a également terminé en baisse, sur de nouvelles prises de bénéfices. "Les facteurs négatifs qui continuent de peser sur le marché sont la hausse de l'inflation aux États-Unis, la spéculation associée sur les hausses de taux d'intérêt de l'autre côté de l'Atlantique et le variant Delta", résume Timo Emden, analyste indépendant. Sur le plan sanitaire, la hausse du nombre de cas de Covid-19 inquiète toutes les régions du monde.

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Craintes liées à un fort rebond de l'épidémie

Ce lundi, l'Angleterre jette le masque et supprime la plupart des restrictions liées à la pandémie, une étape redoutée par nombre de scientifiques et de responsables politiques. "Loin d'apporter une dose supplémentaire de confiance aux investisseurs, le 'Freedom Day' semble être un revers", note Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown. Le pays reste le plus touché en Europe et a dépassé les 50 000 nouvelles contaminations quotidiennes deux jours de suite.

"La forte augmentation des taux d'infection Covid au Royaume-Uni et les inquiétudes concernant un nouvel assouplissement des restrictions sont probablement à l'origine" de la baisse de l'indice londonien ce matin, explique-t-elle.

Les pays européens, où un fort rebond de l'épidémie est attendu dans les prochaines semaines, tentent d'en contenir la propagation, avec le durcissement des conditions d'accès en France et au Royaume-Uni. Outre-Atlantique, le médecin-chef des États-Unis a déclaré dimanche être "profondément préoccupé" quant à la situation dans le pays à l'automne. À Tokyo, les craintes d'un cluster de coronavirus au Village olympique se renforcent à J-4.

Le secteur du tourisme particulièrement touché

"En outre, la persistance d’une inflation élevée, notamment aux États-Unis, pourrait venir grever la consommation car réduisant le pouvoir d'achat des ménages", relève Sebastian Paris Horvitz, analyste chez LBPAM.

Le secteur du tourisme pâtit particulièrement de la situation sanitaire et des nouvelles restrictions prises en Europe. À Londres, le croisiériste Carnival perdait 6,87% à 1317,00 pence et les compagnies aériennes Easyjet (-4,88% à 784 pence) et IAG (-4,36% à 160 pence) reculaient aussi. À Paris, Air France lâchait 3,99% à 3,75 euros et Airbus 4,39% à 105,84 euros.

À Francfort, le motoriste MTU Aero enregistrait la chute la plus importante de l'indice DAX et lâchait 3,95% à 197,10 euros. Dans l'hôtellerie, le Britannique Intercontinental reculait de 3,66% à 4 527 pence et le Français Accor de 3,50% à 28,96 euros.

Les groupes pétroliers affectés par la décision de l'Opep

Par ailleurs, les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs dix alliés via l'accord Opep+ sont tombés d'accord dimanche pour continuer à augmenter modestement leur production à partir d'août, après l'échec des négociations du début du mois.

À la suite de cette décision, les cours du pétrole et les actions des entreprises du secteurs reculaient nettement. Vers 10h50, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre perdait 2,77% à 71,54 dollars à Londres. À New York, le baril de WTI pour août lâchait 2,52% à 70,03 dollars. À Londres, BP cédait 2,21% à 286,10 pence et Royal Dutch Shell 2,03% à 1340,60 pence. À Paris, enfin, TotalEnergies était en baisse de 1,79% à 35,64 euros et Vallourec de 3,50% à 7,16 euros.

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