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Les sept candidats avant le premier débat de la primaire de la droite et du centre, le 13 octobre 2016. REUTERS/Philippe Wojazer

Les candidats à l'investiture présidentielle de la droite se sont affrontés jeudi soir lors du premier débat de la primaire.

Après une introduction d'une minute chacun, les sept candidats ont esquissé leur programme économique, affirmé leurs divergences sur les 35 heures et l'âge légal de départ à la retraite, et abordé les questions de terrorisme et d'immigration.

Les échanges étaient assez courtois, même si quelques flèches ont été décochées, notamment sur les affaires judiciaires de certains candidats.

Nous avons réuni les déclarations les plus marquantes ci-dessous.

Bruno Le Maire, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet

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"J'ai toujours dit que la France était en faillite. Je ne propose pas un retour en arrière mais une transformation profonde de la société." — François Fillon

"Si vous voulez que tout continue comme avant, vous avez tout ce qu'il vous faut sur le plateau." — Bruno Le Maire

"L’avenir de l’emploi, c’est le travail indépendant." — Nathalie Kosciusko-Morizet

"Je rends aux entreprises la liberté de choisir la durée hebdomadaire de travail. Si c'est 37 heures, c'est 37 heures payé 37." — Nicolas Sarkozy

"Je veux supprimer la durée légale du travail qui ne sert qu’à une chose : déclencher les heures supplémentaires." — François Fillon

"A partir du moment où on veut signifier à tout le monde qu'il est bienvenu dans la communauté, tout le monde acquitte l’impôt." — Jean-Frédéric Poisson

REUTERS/Martin Bureau

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"Je veux transformer l'ISF en obligation d’investissement. Pour que ceux qui ont une fortune aient une obligation d’investir, notamment dans les PME." — Nathalie Kosciusko-Morizet

"J’augmente la TVA de 3 points parce que je baisse les charges sociales de 35 milliards." — Jean-François Copé

"Je suis opposé à l’augmentation de la TVA. Pour une raison simple : François Hollande l’a fait." — Nicolas Sarkozy

"La baisse de charges financée par la hausse de TVA, c’est ce qu’on a fait dans le quinquennat précédent." — Jean-François Copé

"Sur la fonction publique : on doit supprimer le statut dans les missions pour lesquelles il n'est pas nécessaire. On n'est pas obligé d’être fonctionnaire pour être enseignant." — Nathalie Kosciusko-Morizet

"S'il n'y a pas d’augmentation du temps de travail des fonctionnaires, il ne peut pas y avoir de baisse massive de l’emploi, car les services ne seront pas rendus." — François Fillon

"Je propose, dans la fonction publique d’Etat, 37h payées 37h." — Nicolas Sarkozy

"Je propose 39 heures." — François Fillon

"Il faut supprimer tous les régimes spéciaux. La justice c’est de dire à chaque nouvel entrant : les régimes spéciaux c’est fini." — Bruno Le Maire

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 "Avant les élections je dirai aux Français ce que je veux faire. J’agirai vite, le cas échéant par ordonnance." — Alain Juppé

"Le temps a passé. Avec François [Fillon NDLR], on a eu le temps de réfléchir à cette désastreuse période. Les querelles sont totalement derrière nous." — Jean-François Copé

"La démocratie doit être exemplaire. D’abord au sein d’un parti." — François Fillon

"L'extrait de casier judiciaire ne vise personne, mais concerne tout le monde." — Bruno Le Maire

"Les Français ont la décision au bout de leur bulletin de vote. S'ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m'éliront pas." — Alain Juppé

"Depuis cinq ans, je suis sans doute le Français qui a été le plus écouté, perquisitionné, interrogé. Pour quel résultat ? Cinq non-lieux." — Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé

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"En cas de mise en examen, je n’aurai pas été candidat. Je ne pose de jugement de valeur sur personne." — Jean-François Copé

"Monsieur Jouyet est un menteur. Le président de la République française est non seulement inefficace et incompétent mais en plus un manipulateur." — François Fillon

"La législation française permet de retirer nationalité à tous les Français qui combattent en Syrie et Irak. C'est simple : ils ne rentreront pas. Ensuite : appliquons le code pénal pour mettre en détention les gens qui ont des relations avec l’ennemi." — François Fillon

"On prolonge l'état d’urgence tant qu'il y a une menace pour les Français." — Bruno Le Maire

"Il y a deux camps en Syrie, pas trois. Ceux qui veulent mettre en place ce régime totalitaire de l'EI et les autres. Je choisis les autres." — François Fillon

"Je suis pour un tournant sécuritaire total. Il faut embaucher 50.000 policiers, gendarmes, magistrats, gardiens de prisons, militaires." — Jean-François Copé

"Je réclame l’internement préventif des fichés S les plus dangereux." — Nicolas Sarkozy

"Ça ne sert à rien de combattre l'islam politique en France si on garde relations étroites avec l'Arabie saoudite et le Qatar." — Bruno Le Maire

Jean-Frédéric Poisson

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" Je ne serai pas le chef d’état d’un pays qui rentre dans une logique de police du vêtement." — Jean-Frédéric Poisson

"La lutte aujourd’hui n’est pas une lutte pour durcir la laïcité. Il y a un problème de la laïcité lié à la montée de l’intégrisme dans l’islam." — François Fillon

"La civilisation islamique pose des problèmes à la République française. J’ai un problème avec l’islam. J'attends des musulmans modérés en France qu’ils participent à moderniser leur religion. L’Etat doit les protéger des radicaux qui les empêcheront de le faire." — Jean-Frédéric Poisson

"Pour moi, la laïcité c’est la liberté de la religion et le respect des religions des lois de la République." — Alain Juppé

"Il serait sain d’avoir tous les ans une discussion sur qui on fait rentrer. Aujourd’hui les critères doivent être particuliers." — Nathalie Kosciusko-Morizet

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"Il faut respecter cette diversité qui fait notre richesse. A deux conditions : renforcer ce qu’on a en commun et ne pas tomber dans le communautarisme." — Alain Juppé

"Ma proposition, c’est d’en finir avec le droit du sol." — Jean-François Copé

"Le droit du sol fait partie de notre identité, comme le droit d’asile fait partie de notre identité." —Nathalie Kosciusko-Morizet

"La seule question qu'il faut se poser, c’est le nombre de personnes qu’on accueille sur notre territoire. Je veux un quota maximum et des quotas qualitatifs." — François Fillon

"Je veux que la France reste généreuse mais je pense que les Français ne veulent pas d'une société multiculturelle." — Jean-Frédéric Poisson

Nicolas Sarkozy

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"Je veux être le porte-parole de la majorité silencieuse. A la présidence de l’impuissance et du bavardage, suivra la présidence de l’action." — Nicolas Sarkozy

"La nostalgie n’est pas un projet." — Nathalie Kosciusko-Morizet

"Notre pays n’est plus commandé, n’est plus dirigé, mais vous, à droite, avez manqué des rendez-vous importants dans les années qui viennent de s’écouler." — Jean-François Copé

"Je veux vous conduire sur le chemin de l’espérance d'une France puissante, une France optimiste." — Alain Juppé

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