Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Les découvertes les plus marquantes du télescope Spitzer de la NASA en 16 photos

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Les découvertes les plus marquantes du télescope Spitzer de la NASA en 16 photos
© NASA/JPL-Caltech

L'un des plus puissants télescopes spatiaux de la NASA prend sa retraite à la fin du mois de janvier 2020, après une illustre carrière de 16 ans. Le télescope spatial Spitzer a été lancé il y a près de 16 ans avec une mission importante : "fournir une vue infrarouge unique de l'univers et nous permettre d'observer les régions de l'espace qui sont cachées des télescopes optiques." Le télescope a été conçu pour détecter la lumière infrarouge, ce qui lui permet de voir à travers de grands nuages denses de gaz et de poussière. À l'intérieur de ces nuages, de nouvelles étoiles et de nouveaux systèmes planétaires se forment, des galaxies et des étoiles entrent en collision, et des trous noirs apparaissent.

Les scientifiques de la Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie, enregistrent et interprètent les données que Spitzer leur envoie depuis des années. Ces travaux ont conduit à la découverte d'exoplanètes potentiellement habitables, ont révélé des anneaux autour de Saturne et ont soulevé de nombreuses nouvelles questions sur le cosmos. Réfléchissant à ce que le télescope a pu apporter, Suzy Dodd, ancienne responsable du projet Spitzer, a déclaré à la presse mercredi 22 janvier 2020 : "nous soulevons le voile cosmique de l'univers. Il y a une multitude de choses que nous pouvons observer".

Mais comme le télescope a flotté dans l'espace, ses systèmes ont vieilli et la durée de vie des batteries a diminué. Les ingénieurs et les astronomes ont donc eu du mal à communiquer avec le télescope Spitzer. C'est pourquoi la NASA a décidé de le mettre hors service. Le dernier jour officiel de collecte de données de Spitzer sera donc le 30 janvier.

Regardez les remarquables images que Spitzer a capturées au fil des ans, elles nous ont permis de mieux comprendre l'univers.

La NASA a lancé le télescope spatial Spitzer en 2003.

NASA

C'est l'un des "grands observatoires" de la NASA : un groupe de quatre télescopes satellites américains qui mesurent différentes sortes de lumière.

Le télescope Spitzer a été le dernier à être lancé. Les trois autres lancés avant lui étaient le télescope spatial Hubble en 1990, l'observatoire à rayon gamma Compton, qui a mesuré les rayons gamma de 1991 à 2000, et l'observatoire de rayons X Chandra en 1999.

Les instruments de Spitzer suivent la lumière infrarouge entre des longueurs d'onde de 3 et 180 microns (1 micron est un millionième de mètre).

... une structure tridimensionnelle complexe difficile à visualiser. Les données de Spitzer ont été utilisées pour créer un nouveau portrait de la nébuleuse, publié le 9 janvier 2006. NASA/ESA/JPL-Caltech/J. Hora (CfA) et C.R. O'Dell (Vanderbilt)

La mesure de la lumière infrarouge est utile aux astronomes car à ces longueurs d'onde, la lumière peut mieux pénétrer les épais nuages de gaz et de poussière que la lumière visible.

NASA/JPL-Caltech

Spitzer a pris des images remarquables des galaxies et des nébuleuses.

... e, appelée NGC 4258. Lorsque le gaz se réchauffe, des bulles sont éjectées dans les régions extérieures des bras de la galaxie. Rayon X : NASA/CXC/Caltech/P.Ogle et al ; Optique : NASA/STScI ; IR : NASA/JPL-Caltech ; Radio : NSF/NRAO/VLA

Spitzer peut même mesurer les bulles de gaz pressurisé qui indiquent la création d'étoiles dans les nébuleuses.

Le télescope a permis aux scientifiques de voir à travers la poussière afin de photographier la région centrale de notre propre galaxie, la Voie lactée.

Le centre de notre galaxie, la Voie lactée, capturé par les caméras infrarouges du télescope spatial Spitzer, le 9 octobre 2019. NASA, JPL-Caltech, Susan Stolovy (SSC/Caltech) et al.

Spitzer a découvert la deuxième étoile la plus brillante de notre galaxie, l'étoile de la nébuleuse de la Pivoine (au centre de cette image, poussiéreuse et encombrée) en 2008.

NASA/JPL-Caltech/Potsdam Univ

L'étoile de la nébuleuse de la Pivoine brille avec une lumière équivalente à 3,2 millions de soleils. L'étoile la plus brillante, Eta Carina, produit une lumière équivalente à 4,7 millions de soleils.

En 2009, le télescope a permis aux scientifiques de découvrir un anneau supplémentaire autour de Saturne, invisible pour les télescopes à lumière visible. Cet anneau massif est principalement constitué de glace et de poussière.

NASA/JPL-Caltech/Keck

Le diamètre de l'anneau est équivalent à environ 300 planètes Saturne alignées.

Spitzer a également trouvé la plus ancienne supernova documentée en 2011.

NASA/JPL-Caltech/ALMA

Puis, en 2016, les données du télescope spatial Spitzer ont aidé les scientifiques à déterminer la distance entre les jeunes étoiles et les disques protoplanétaires qui les entourent : des nuages rotatifs de gaz et de poussières denses.

NASA/JPL-Caltech

La poussière d'étoile forme beaucoup de cercles autour des étoiles nouvellement formées. Pour en déterminer la quantité, les scientifiques ont utilisé une méthode appelée "photo-réverbération", également connue sous le nom d'"échos de lumière".

Voici comment cela fonctionne : comme une partie de la lumière d'une étoile frappe le disque environnant et provoque un "écho" retardé, les scientifiques peuvent mesurer le temps nécessaire à la lumière directe de l'étoile pour arriver sur Terre et le comparer au temps nécessaire à l'"écho" pour arriver.

Techniquement, le télescope spatial Spitzer a achevé sa mission principale il y a 11 ans, puisque c'est à ce moment-là qu'il a été à court du liquide de refroidissement à l'hélium nécessaire au fonctionnement de deux de ses trois instruments.

NASA/JPL-Caltech

Cependant, les ingénieurs de la NASA ont su faire preuve de créativité pour tirer le meilleur du seul instrument qui continue à recueillir des données.

Le système de refroidissement passif du télescope le maintient à quelques degrés seulement au-dessus du zéro absolu afin de ne pas absorber de rayonnement infrarouge supplémentaire.

NASA/JPL-Caltech

Le télescope Spitzer suit la Terre dans son orbite autour du Soleil, tout en s'éloignant lentement de la Terre afin de ne pas absorber les radiations infrarouges de la Terre ou de la Lune. Ce rayonnement brouillerait en effet les autres mesures de lumière infrarouge.

C'est ce système de refroidissement passif qui a permis à une partie du troisième instrument de Spitzer de continuer à fonctionner pendant plus de 10 ans supplémentaires.

NASA/JPL-Caltech

Pendant cette période, les mesures de lumière infrarouge du télescope ont contribué à faciliter l'essor de la chasse aux exoplanètes de la NASA — le terme désignant les planètes situées en dehors de notre Système solaire.

NASA/JPL-Caltech

Les observations de Spitzer ont conduit à la découverte de planètes autour de l'étoile TRAPPIST-1. Nous savons maintenant que les sept planètes du système sont toutes de la taille de la Terre et qu'elles sont terrestres. Trois d'entre elles semblent être potentiellement habitables.

NASA/JPL-Caltech

Les premières planètes TRAPPIST-1 ont été découvertes en 2016 grâce aux observations de Spitzer et du télescope terrestre TRAPPIST (TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope) au Chili, qui porte le même nom que le système planétaire.

A lire aussi —Peut-on vraiment habiter sur les planètes "potentiellement habitables" ?

Comme les différents produits chimiques émettent des quantités différentes de lumière infrarouge, les instruments de Spitzer ont également aidé les scientifiques à étudier la composition chimique des objets dans l'espace.

... ilisant les observations du télescope spatial Spitzer de la NASA a découvert que la silice — l'un des minéraux les plus courants sur Terre — se forme lorsque des étoiles massives explosent. NASA/JPL-Caltech/CXC/ESA/NRAO/J. Rho (Institut SETI)

Les observations de Spitzer ont montré, par exemple, que les planètes situées autour d'étoiles plus froides pouvaient contenir des éléments vitaux comme le carbone et l'oxygène. Ces étoiles naines M et naines brunes sont réparties dans toute la Voie lactée.

NASA/JPL-Caltech

Certaines des données recueillies par Spitzer ont cependant fait émerger d'autres interrogations chez les astronomes. Les blobs galactiques géants, par exemple, restent une énigme.

NASA/JPL-Caltech

Les astronomes peuvent voir la lueur de ces taches dans les télescopes à lumière visible, mais ne sont pas sûrs de la source d'énergie qui les éclaire. Spitzer a recueilli des données sur la lumière infrarouge qui les illumine, mais n'a pas résolu le mystère.

Même si le télescope prend sa retraite, les astronomes continueront à exploiter ces données pendant des années encore.

Version originale : Holly Secon/ Business Insider

Découvrir plus d'articles sur :