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Les députés britanniques donnent leur accord pour un Brexit le 31 janvier

Les députés britanniques donnent leur accord pour un Brexit le 31 janvier
© Simon Dawson/Bloomberg via Getty Images

Enfin une sortie de crise au Royaume-Uni après trois ans et demi de doutes ? Lors d'un vote historique, les députés britanniques ont donné jeudi leur approbation finale au texte qui permettra au Royaume-Uni de quitter l'Union européenne le 31 janvier. La Chambre des communes, largement dominée par les conservateurs du Premier ministre Boris Johnson, a adopté le texte à 330 voix pour (231 contre). Le texte traduit dans la loi britannique l'accord de 535 pages conclu dans la douleur par Boris Johnson avec les 27 à l'automne dernier

Après son examen par la Chambre des Lords - la chambre haute du Parlement - la semaine prochaine puis l'assentiment de la reine, le texte devra être ratifié par le Parlement européen le 29 janvier, deux jours avant la date fatidique. L'accord de Brexit négocié avec Bruxelles règle dans les grandes lignes le divorce en garantissant notamment les droits des citoyens et en réglant le casse-tête de la frontière irlandaise. Surtout, il vise à garantir un passage en douceur vers une relation future qui reste totalement à déterminer.

L'accord de Brexit prévoit une période de transition jusqu'à fin 2020

S'ouvrira à partir du 31 janvier une période de transition courant jusqu'à la fin 2020, censée permettre à Londres et Bruxelles de s'y préparer. Les Britanniques continueront d'appliquer les règles européennes et d'en bénéficier — sans siéger dans les institutions européennes ni avoir leur mot à dire sur les décisions.

Après trois reports du Brexit, prévu initialement en mars 2019, ce délai s'annonce très court pour négocier des accords de libre-échange ou de sécurité qui généralement prennent des années à mettre en place.

Pour Boris Johnson, pas question de prolonger la transition au-delà de 2020, possibilité envisagée par l'accord de Brexit. Il l'a redit mercredi à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qu'il a reçue à Londres, appelant à commencer "dès que possible" à négocier. Face au calendrier serré, Downing Street a cependant laissé entendre que Londres pourrait se contenter d'un accord partiel si aucun accord global n'était trouvé d'ici à la fin de l'année.

Ursula von der Leyen entend rester feme

La cheffe de l'exécutif européen a, elle, prévenu que les discussions seraient "dures" et qu'il serait impossible de s'accorder sur "tous les aspects" sans extension des négociations : "Nous devons choisir des priorités". Elle a averti que Bruxelles resterait ferme sur ses principes : "sans concurrence équitable en matière d'environnement, de travail, de fiscalité et d'aides d'Etat, vous ne pouvez pas avoir un accès de la plus haute qualité au plus grand marché commun du monde".

L'UE a lancé mercredi des travaux pour définir ses lignes rouges et ses objectifs dans les négociations. Ces discussions doivent orienter la Commission, chargée de présenter aux Etats membres un mandat de négociation l'autorisant à négocier en leur nom et qui pourrait être formellement adopté fin février. "Nous sommes prêts à commencer les discussions en février", a indiqué le porte-parole de Boris Johnson.

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