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Les employés de l'administration Trump à la recherche d'un emploi se font snober par les recruteurs

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Alyssa Farah, ancienne directrice des communications stratégiques à la Maison Blanche. © Photo by Chip Somodevilla/Getty Images

Les anciens employés de la Maison Blanche peuvent généralement accéder à des postes prisés après avoir passé des années à gérer certaines des crises les plus difficiles du gouvernement américain. Mais alors que les entreprises commencent à éviter les sociétés de Donald Trump, l'équipe qui quitte le pouvoir est déjà prise au dépourvu.

Alyssa Farah, l'ancienne directrice des communications stratégiques à la Maison Blanche, a déposé son CV dans des agences d'Hollywood pour travailler dans l'industrie du divertissement. Elle parlerait également de diriger sa propre entreprise, selon une source. Alyssa Farah a déclaré à Business Insider US : "J'ai quitté la Maison Blanche au début du mois de décembre. Depuis lors, j'ai conseillé un certain nombre de clients politiques, d'entreprises et de campagnes, y compris le GOP (parti républicain, ndlr) de Géorgie pendant la période du second tour du Sénat".

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Pendant ce temps, John Horstman, assistant spécial du président et directeur adjoint de la communication, cherche lui aussi un emploi à Hollywood. Une autre assistante spéciale du président, Carolina Hurley, essaierait également de trouver un emploi dans l'industrie de la mode. Carolina Hurley n'a pas répondu immédiatement à la demande de commentaires de Business Insider US via la Maison Blanche. John Horstman a renvoyé les appels.

Une source du secteur financier a déclaré que l'ancienne personnalité de CNBC Larry Kudlow, le chef du Conseil économique national américain, était en pourparlers avec Newsmax. Un porte-parole de Newsmax a pourtant déclaré que l'entreprise n'avait pas discuté de futures embauches.

L'ancien chef de cabinet par intérim de la Maison Blanche, Mick Mulvaney, serait en pourparlers avec CNBC ; la chaîne a refusé de commenter et Mick Mulvaney a nié qu'il était en pourparlers. Fox Business rapporte qu'il était à la recherche d'un poste de collaborateur pour la télévision. Il est apparu sur CNBC la semaine dernière pour discuter de sa démission de son poste.

Les candidatures des anciens de l'administration Trump sont boudées par les entreprises

Mais les personnes qui travaillaient dans l'entourage de Trump sont tièdement reçus de divers côtés. Un recruteur spécialisé dans les relations publiques a déclaré à Business Insider US qu'il avait reçu des demandes d'au moins 15 personnes de la Maison Blanche à la recherche d'un emploi. Le recruteur a pris six personnes comme clients, mais aucune n'a pu obtenir un entretien avec les entreprises auxquelles elle avait postulé.

"C'est très difficile", a déclaré le recruteur. "Vous êtes censés accepter ceux qui ont les qualifications requises. Mais moralement, c'est difficile pour les gens de vouloir travailler avec eux".

"Ils sont tous très centrés sur eux-mêmes avec une attitude narcissique, pensant que n'importe quelle entreprise du pays voudra les embaucher. J'en ai écouté un pendant environ 20 minutes, et c'était tellement de balivernes, ce qu'il me racontait", a-t-il poursuivi.

Randall Lane, rédacteur en chef chez Forbes, a déclaré qu'il ne recommanderait pas d'engager l'un des quatre attachés de presse de Trump. Il l'a dit à NPR lors d'une interview : "Le travail des attachés de presse relève parfois du mensonge par omission ou de la manipulation. Mais nous n'avons jamais eu, dans l'histoire moderne, une administration où le haut était en bas, le bleu jaune".

C'est ce qu'a déclaré un responsable d'une grande chaîne d'information à Business Insider US : "Nous ne prenons pas des gens qui n'ont aucune crédibilité. Très peu d'entre eux ont une réelle valeur à part pour Fox News, OAN et Newsmax (médias américains pro-Trump, ndlr)".

Hilary Rosen, la vice-présidente de la société d'affaires publiques SKDK, a réagi auprès de Business Insider US sur les perspectives de l'équipe de communication de Donald Trump : "Aucun d'entre eux ne sera bientôt commentateur à la télévision. On a l'impression que les entreprises sont surtout préoccupées par leur réputation, et c'est le cas, mais en réalité elles s'inquiètent aussi de leurs employés. Cela ne vaut donc pas la peine pour les entreprises de faire appel à des personnes ayant une mauvaise réputation pour représenter l'entreprise de quelque manière que ce soit, encore moins si cela doit susciter une révolte des employés".

Une source hollywoodienne a déclaré que de nombreux cadres de l'administration Trump rejoindraient des lobbies de droite à Washington.

Certaines agences de relations publiques, mais pas toutes, ont également exprimé des réserves quant à l'embauche.

BCW, qui fait partie du géant de la publicité WPP, a déclaré à Business Insider US qu'il avait une longue histoire d'embauche dans diverses administrations et qu'il continuerait à le faire, mais pas cette fois : "Nous n'avons pas l'intention d'embaucher dans cette administration".

Par ailleurs, il a été fait état de livres à venir de Kellyanne Conway, de la première dame Melania Trump et d'Ivanka Trump. Mais leurs appels à plusieurs grands éditeurs sont restés lettre morte. Le livre du sénateur Josh Hawley a été annulé par Simon & Schuster après qu'il a soutenu l'annulation des résultats des élections.

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Mais tous n'ont pas de tel problèmes : Kevin Marino Cabrera, le directeur de la campagne Trump de l'État de Floride, va rejoindre l'équipe Mercury Public Affairs d'Omnicom, selon un tweet de sa part, qui a déjà suscité une controverse sur Twitter.

Certains de ceux qui ont tenu tête au président Donald Trump ou qui ont critiqué ses actions pourraient trouver une voie plus facile que ceux qui l'ont défendu et qui sont maintenant évincés par les grandes entreprises.

Deux sources ont déclaré qu'elles pensaient que l'ancien conseiller à la sécurité nationale et auteur de livres, John Bolton, allait probablement revenir chez Fox News. "Un contrat de contributeur à la Fox est toujours un œuf d'or pour tout gouvernement conservateur, car c'est souvent l'argent le plus important que vous obtenez pour le moins de travail, mais il n'y a que quelques uns de ces contrats à distribuer", raconte une source proche des discussions entre John Bolton et Fox News.

Un accord de contribution à un média peut aller de 40 000 à 1 million de dollars par an (de 33 000 à 824 000 euros environ), selon la personnalité, poursuit la même source. Le fait que l'un des membres de l'équipe médiatique de Donald Trump y débarque ou non dépend de la mesure dans laquelle Fox News souhaite être associée à Donald Trump à la suite de sa deuxième procédure de destitution (impeachment).

"Hope Hicks pourrait facilement obtenir un accord si elle le voulait. Kayleigh McEnany est peut-être un personnage trop bouffon", a ajouté la source, a propos de deux anciennes membres emblématiques de l'équipe de communication de Trump.

Version originale : Claire Atkinson and Sean Czarnecki/Business Insider US

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