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Les Etats-Unis accusent Huawei et 19 autres grands groupes chinois d'être liés à l'armée chinoise

Les Etats-Unis accusent Huawei et 19 autres grands groupes chinois d'être liés à l'armée chinoise
Le logo de Huawei. © Reuters

Le ministère américain de la Défense américain a dressé cette semaine la liste des entreprises chinoises qui opèrent aux États-Unis et qui auraient des liens avec l'armée chinoise. La liste a été publiée par Axios et d'autres médias, mercredi 25 juin. Elle était requise dans le cadre du National Defense Authorization Act (loi d'autorisation de la défense nationale) de 1999, mais n'avait pas été établie auparavant, selon Axios. La loi demande au ministère de déterminer et de rendre public les "entreprises militaires communistes chinoises opérant aux États-Unis", ou toute autre entité commerciale qui est "détenue ou contrôlée par l'Armée populaire de libération".

La loi stipule que le président a le pouvoir d'imposer des sanctions contre toute entreprise figurant sur la liste. Celle-ci comprend le géant des télécommunications Huawei, la China Railway Construction Corporation, la China Telecommunications Corporation et Hikvision, qui a été mise sur liste noire par les États-Unis en octobre 2019 pour avoir construit des outils de surveillance qui ont contribué à l'oppression des musulmans ouïgours dans le Xinjiang.

Huawei s'est longtemps battu avec les États-Unis sur des allégations selon lesquelles sa technologie pose un risque pour la sécurité nationale et pourrait servir de porte dérobée au gouvernement chinois pour l'espionnage. Les procureurs américains ont également accusé la société de violer les sanctions contre l'Iran et de voler des secrets commerciaux aux transporteurs américains. Les États-Unis ont fait pression sur leurs alliés pour qu'ils rejettent l'équipement de Huawei, ce qui a conduit plusieurs pays à refuser la firme chinoise lorsqu'ils ont prévu d'étendre leurs réseaux 5G. Huawei a nié les allégations d'espionnage et de vol de secrets commerciaux.

Mercredi 24 juin, le secrétaire d'État Mike Pompeo a dénoncé la Chine et les "outils de surveillance de l'État [du Parti communiste chinois]", en citant spécifiquement Huawei. "La roue tourne contre Huawei alors que les citoyens du monde entier se rendent compte du danger de l'État de surveillance du Parti communiste chinois", a-t-il déclaré dans un communiqué officiel.

Le sénateur de Floride Marco Rubio, un républicain qui a toujours été ferme avec la Chine, a affirmé au Financial Times que la liste des entités chinoises était "lamentablement inadéquate". "La liste ne fait qu'effleurer la surface de l'exploitation des marchés de capitaux américains par le gouvernement chinois, au détriment des petits investisseurs et des retraités, en omettant les réseaux de succursales et de filiales", a-t-il précisé.

En réponse à la liste, Hikvision a nié qu'elle était liée à l'armée chinoise et a déclaré qu'elle s'opposait "fermement à la décision du gouvernement américain d'appliquer à mauvais escient une disposition jamais utilisée d'une loi vieille de 21 ans". Ajoutant qu'elle continuera à essayer de résoudre ces questions avec le gouvernement américain.

Version originale : Rosie Perper / Business Insider US. Traduit de l'anglais par Mégan Bourdon.

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Business Insider
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